Chapitre 14Son masque à peine ajusté, Denis sauta palmes premières de la poupe de l’Antares. Il fallait attendre quelques instants, laisser le temps de se réchauffer à la pellicule d’eau glissée entre sa peau et la combinaison de néoprène. Il resta immobile pour que l’opération s’accomplisse sans retard. Peu à peu, un sentiment familier de bien-être le gagna, entouré du silence ouaté de l’immersion. « Tu donnes le mauvais exemple à ton fils ! » lui aurait une nouvelle fois reproché Catherine à son retour, inquiète des plongées solitaires dont il était devenu friand. Avec l’expérience, il avait conçu une sorte de dépendance à leur égard. Un besoin de l’alchimie particulière que produisaient sur lui les sensations inhabituelles de l’apesanteur, du silence sépulcral et d’une palette de coule


