Le soir, vers dix heures, elle sortit cependant de sa prostration pour dire à son mari : – Il est inutile que vous vous fatiguiez à veiller, ainsi que Marcelle. Quand... quand le moment sera venu, je vous ferai prévenir. Marcelle protesta : – Mais, maman, nous ne voulons pas quitter le cher petit, ni vous-même, pauvre maman ! Et, d’un geste câlin, elle glissait son bras autour du cou de la comtesse. Mme de Courbarols s’écarta, d’un mouvement instinctif, en répliquant de sa voix brisée : – Il n’a besoin que de moi... Seule, je l’aimais... – Oh ! maman, que dites-vous ? Thibaut intervint à son tour : – Oui, que dites-vous, ma chère Paule ? Il me semble que ni l’un ni l’autre ne vous avons donné de motifs propres à vous faire douter de l’affection que nous portions à cet enfant, mon


