Chapitre Vingt-Et-Un Je prends lentement conscience de moi, mais mon esprit est embrumé de sorte que je ne peux savoir si je suis réveillé ou en train de rêver. Me disant que la solution est simple, j’ouvre les yeux. Bien qu’il me faille faire beaucoup d’efforts pour penser, il me reste encore assez de jugeote pour remarquer que si la dernière pièce dans laquelle ils me détenaient était clichée, celle-ci la dépasse de loin. Je n’ai encore jamais vu une représentation plus proche d’un asile de fous avec des murs rembourrés. Tout autour de moi semble fait de coussins dans des taies d’oreiller grises, y compris le sol. Je ne vois pas de caméra, mais je sens les yeux hostiles de quelqu’un qui m’observe. Lorsque je baisse la tête, je vois qu’une camisole de force immobilise le haut de mon


