31Véronique se sentait laide, sale et malheureuse, un hématome de la taille d’une balle de tennis au sommet du front, son jean baillant par la braguette, arrachée sur toute la longueur, sa veste de laine maculée de boue séchant sur une chaise devant la cheminée. La jeune fille devait d’être encore en vie à l’arrivée inopinée de Mouyer, le prof de fac accompagné de deux étudiantes, rue du Cheval-Blanc. Ils avaient mis en fuite son agresseur et l’avaient reconduite jusqu’au 41. Elle avait refusé d’appeler la Police. Pas le moment de se faire remarquer. Véronique avait besoin de calme et se retira dans sa chambre. C’était le moment du mois où elle se sentait vulnérable et nauséeuse, un bien mauvais moment pour subir une agression. La jeune fille essayait de faire le vide dans sa tête mais ch


