XVSur la route brûlante de soleil qui s’allongeait entre les prés bordés de peupliers, deux femmes avançaient d’un pas lassé, en cette chaude journée du début de septembre. L’une était jeune encore, petite, blonde, élégante. L’autre, dont les cheveux grisonnaient, avait la tenue d’une femme de chambre. Sans cesse, elle essuyait son visage mouillé, en jetant des regards de détresse sur la route ardemment ensoleillée. – Vraiment, ma comtesse, cette course à pied, sous ce soleil, est bien imprudente ! Et pourquoi ? Pour te meurtrir le cœur à nouveau ! La jeune femme secoua la tête et serra ses lèvres sinueuses, avant de répondre : – Puisque je passais par ici, j’ai voulu connaître « son » château, « le » revoir, lui, de loin. Oh ! Mavra, tu sais que je ne l’ai pas oublié ! Remariée à ce So


