Chapitre 3 Fortin l’avait regardée entrer dans leur petit bureau et claquer la porte, geste inhabituel qui traduisait son agacement. Il s’enquit d’un air détaché : — Qu’est-ce qu’il te voulait le patron ? Elle secoua la tête, agacée : — Il voulait… Il voulait… Elle inspira fort, en essayant de se calmer. Puis elle dit d’une voix presque normale : — Il y avait une chieuse dans son bureau, il ne devait pas savoir comment l’expédier, alors il m’a fait venir. — Tss… fit le grand d’un air réprobateur, c’est pas son genre au vieux de se laisser baver sur les rouleaux par une greluche. C’est qui, cette bonne femme ? — Une élégante personne qui ne se prend pas pour de la crotte de bique et qui pue le pognon à plein nez. Elle s’arrêta un instant avant d’ajouter : — Le genre petite madame


