MariageJ’étais endetté ; mes créanciers, honnêtes israélites, venaient m’offrir leur figure patibulaire. Je pris une résolution magnanime : je me décidai à me mettre la corde au cou, à me marier. – Ah ! tu vas faire une fin. – Oui, une fin ; c’est pardieu bien périr avant le temps ! Je connaissais une vieille intrigante, doyenne des marquises, appareilleuse de sacrement : je fus lui conter mon affaire, en lui observant que j’étais pressé. – Oui, me dit-elle, la voulez-vous jolie ? – Ma foi ! cela m’est égal ; c’est pour en faire ma femme ; je ne m’en soucierai guère, et je ne la prends pas pour les curieux. – Il la faut riche ? – Oh ! cela, le plus possible. – De l’esprit ? – Mais, oui, là, là. – Je tiens votre affaire. Connaissez-vous madame de l’Hermitage ? – Non. – Je vous présenterai


