La vieille SaraAprès quelques moments de repos et quelques verres de punch, on demanda quelque anecdote à Valbouillant. – Je n’en sais point, dit-il, si ce n’est le désespoir de la vieille Sara. – Je ne la connais point, dit l’évêque. – Oh ! que si, monseigneur, elle a la pratique de presque tout votre chapitre, c’est la grosse marchande de plaisir ! – Elle vend du croquet ? – Non, mais c’est la plus adroite pourvoyeuse du comtat ; peu de femmes ont une famille aussi étendue, elle a toujours deux ou trois nièces qui l’accompagnent aux promenades, au spectacle, et quand elles sont un peu trop connues, elles se retirent vers Orange en Carpentras, où elles portent l’instruction qu’elles ont reçue chez Sara, qui les remplace par de nouvelles parentes qui lui viennent des villages d’alentour e


