Chapitre Vingt-Deux Vêtu d’un costume sur mesure qui accentue sa carrure musclée, il tient un bouquet de fleurs si immense qu’il a dû couper tout un champ pour l’obtenir. Je me lève et lui fais signe. Il étire les lèvres en un sourire sexy et approche de la table. À mon grand soulagement, soit son coquard a disparu, soit il n’est pas visible sous l’éclairage actuel. Ma mère bondit sur ses pieds avec une telle vigueur que c’est un miracle que sa poitrine généreuse reste à l’intérieur de sa robe. — Tout le monde, je vous présente Dragomir, lancé-je. Dragomir, voici… — Natasha, dit ma mère, à bout de souffle. — J’allais dire « voici tout le monde », terminé-je en levant légèrement les yeux au ciel. — Bonjour tout le monde, et Natasha, dit-il. — Voici Fanny… Je la pointe du doigt, a


