IDebout derrière la baie vitrée encore embuée par la fraîcheur matinale, il suivait du regard les nuages noirs, poussés vers l’est au-dessus de la presqu’île par la brise du large. Les beaux nuages qui dessinaient un arc de cercle parfait tandis que le soleil d’octobre jouait sur l’anse verte, sur l’eau bleu foncé dans le port, sur les silhouettes des bateaux blancs finement ciselées. Comme une photo de calendrier. Jean-Gabriel Toirac s’était levé tôt pour travailler mais ce matin, son attention était ailleurs et il se surprit plusieurs fois à rêver, son regard allant se poser malgré lui sur l’emplacement, vers la sortie du port, où naguère était amarrée la Madrugada1. Il en faisait fréquemment des cauchemars. Plus de dix-huit mois s’étaient écoulés depuis l’explosion qui avait failli coût
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