CHAPITRE 12

4729 Mots
Je gare la voiture de façon à ce que personne ne la remarque puis nous en sortons. On arrive à quelques mètres de la Secte où il n'y a pas âmes qui vivent. Nelson me retient par le bras et me tourne vers lui. Nelson : Et si c'était un piège ? Lalie : Nelson, toi qui a les sens sur développés, dis-moi ce que tu sens et ce que tu entends. Nelson se concentre et pendant au moins 5 minutes reste immobile et pose ensuite son regard sur moi. Nelson : Il n'y a rien. Lalie : A cette heure-ci, les rondes n'ont pas commencé. Par contre, je vais te demander de rester ici le temps que je désactive les pièges. Je reviens. Je me dirige jusqu'au tableau numérique où je désactive tous les pièges à l'intérieur comme à l'extérieur de la Secte. Je mets ensuite des cristaux devant la porte avant de faire signe a Nelson de venir. Nous rentrons dans la grande pièce, il fait noir. Je prends la main de Nelson et nous avançons jusqu'au bureau d'Oliver. Arrivé devant la porte du bureau, je sors une clef passe partout de la poche et l'introduit dans la serrure. La porte s'ouvre et je me tourne vers Nelson en lui disant : Lalie : Reste devant, préviens-moi si quelqu'un arrive. Nelson s'avance vers moi et pose ses lèvres sur les miennes dans un b****r doux mais bien trop rapide à mon goût. Il met fin à son b****r et me dis d'un air inquiet : Nelson : Sois prudente. Je hoche la tête, entre dans le bureau et commence à fouiller partout. Je cherche quelque chose qui puisse me renseigner sur ce qu'il s'est passé cette après-midi avec le chasseur. 10 minutes plus tard, je fouille dans les tiroirs où je trouve ce que je cherche. Bingo ! C'est une chartre sur du vieux papier qui stipule un règlement de groupuscule de chasseurs. "Tout bon chasseur ne doit en aucun cas échouer dans ces missions sous peine de mort. Tout bon chasseur recevra la récompense de son investissement et pourra par la suite si la créature chassée est encore vivante, de pouvoir la tuée aux yeux de tous les autres chasseurs s'il le souhaite." Je suis hallucinée du language soutenue de cette chartre. Ce groupe a l'air de perdurer à travers les générations. Il n'y a aucune date, pas même le nom de la personne qui l'a écrite. Soudain, la voix de Nelson me parvient depuis la porte : Nelson : Lalie, planque toi, quelqu'un arrive ! Merde ! J'englobe la pièce du regard et vois un placard, je l'ouvre, m'engouffre à l'intérieur et retient ma respiration quand la porte s'ouvre sur Oliver et un autre homme que je n'ai jamais vu. La conversation a l'air d'être animée : Oliver : Comment se fait-il qu'il ne donne aucune nouvelle ?! Homme : Je ne sais pas monsieur, une équipe est en train de le chercher. Oliver : Qu'ils fassent vite ! Je n'ai pas que ça à faire ! Homme : Oui monsieur, je les appelle tout de suite. Parlent-ils du chasseur qui m'as poursuivie ? Est-ce Oliver le chef de ce groupuscule de chasseur qui n'a rien à voir avec la Secte ? Oliver s'installe à son bureau en tapotant celui-ci du bout des doigts tandis que l'homme sort du bureau. Je n'arrive pas à cerner Oliver mais je finirai bien par trouver ce qu'il manigance. La porte s'ouvre à la volée sur l'homme qui a l'air affolé tout à coup. Homme : Monsieur, le chasseur est mort. Il a été retrouver dans une ruelle. Oliver : C'est une plaisanterie ?! C'était mon meilleur chasseur ! Homme : Ce n'est pas une plaisanterie monsieur, regardez. L'homme donne son téléphone à Oliver qui le prend sèchement avant de regarder l'écran. Son visage ne trahit pas sa colère et il sort une flopée de jurons avant de redonner brusquement le téléphone à son acolyte sans un mot de plus. Homme : Qu'allez-vous faire maintenant ? Oliver : Je vais y réfléchir, tu peux y aller. L'homme hoche la tête et passe la porte quand Ava entre dans la pièce. Oh non ! Qu'est ce qu'elle fait là ?! Ava : J'ai reçu votre message, que voulez vous ? Oliver ne répond pas et s'approche d'elle en mettant ses mains de chaque côté de son visage. Oliver maintient le contact visuel avec Ava tandis que je vois tout son corps se détendre. Soudain, une énergie malsaine envahit la pièce. Je la sent comme si on voulait me nuire et c'est très désagréable. Oliver : Rends-moi un petit service ma belle. Tu vas surveiller ta meilleure amie Lalie Woods très discrètement. Mes yeux s'écarquillent, impossible de rester de marbre à ces paroles. Ava semble ailleurs puis elle hoche la tête tandis qu'Oliver l'accompagne jusqu'à la sortie en lui tenant les épaules. Lorsque son aura qui est maintenant perceptible s'éloigne enfin, je sors du placard avec l'impression d'étouffer dans mon propre corps. Nelson ouvre la porte et me prend dans ses bras, je me calme un peu puis il me demande : Nelson : D'où provenait cette énergie ? Que s'est-il passer ? Lalie : Oliver a... manipuler Ava... en lui demandant de me surveiller... J'ai l'impression que mes jambes ne me porte plus, Nelson me tient fermement contre lui pour que je ne flanche pas. Lalie : J'avais raison de me méfier de lui ! Maintenant il a Ava de son côté et certainement tous les autres mercenaires de la Secte ! Nelson: Calme-toi. On le mettra hors d'état de nuire s'il te veut du mal. Je m'en veux de n'avoir rien fait contre cette manipulation mentale. Je suis une mauvaise meilleure amie ! Nelson ouvre la fenêtre, nous fait passer à l'extérieur et me tient contre lui et avec sa vitesse vampirique nous fait arriver à la voiture en deux temps trois mouvements. Je m'assois sur le capot, complètement retournée de ce que j'ai vu. Nelson me ramène à la réalité en me relevant le visage, ses yeux s'ancrent aux miens et ne se lâchent pas, je vois tellement de choses dans son regard que je me dis que j'ai de la chance de l'avoir à mes côtés. Il est monté dans mon estime plus vite que je le croyais et je tiens énormément à lui. Lalie : Je m'en veux de n'avoir rien fait pour éviter cela. Nelson : Tu ne pouvais rien faire sinon il t'aurais remarqué et les choses se seraient compliqués. Ce n'est pas de ta faute, on trouvera un moyen de faire revenir ton amie à la réalité. Je secoue la tête mais je n'ai pas le temps de répliquer que ses lèvres sont déjà sur les miennes. Je me détends instantanément par la douceur de son b****r. Il s'écarte légèrement et je lui dis : Lalie : Reste avec moi cette nuit. Nelson : Je ne comptais pas te lâcher. Nous passons la porte de l'appartement quand le téléphone de Nelson se met à sonner, il va jusqu'au balcon pour répondre. Je ne l'attend pas et je vais me coucher. Le lendemain matin, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi de la nuit. J'ai fais plein de cauchemars et bizarrement un seul m'as marqué : mon subconscient remettait sans cesse les paroles de la vieille dame en avant. Donc ce matin, ce n'est pas là forme. Nelson est parti au QG et m'a conseillé de ne pas aller à la boutique aujourd'hui mais je ne l'ai pas écouter. J'ouvre la boutique, pose mes affaires derrière le comptoir et me mets au travail. Sofia : Bonjour Lalie ! Je sursaute malgré moi en me mettant une main sur le cœur. Lalie : Tu m'as fait peur ! Salut. Sofia : Tu n'as pas bonne mine toi. Lalie : Une nuit remplie de cauchemars, ça va aller. Sofia : Tu veux en parler ? Lalie : C'est gentil mais ne t'en fais pas, il y a un rayon à remplir, tu peux le faire s'il te plaît ? Sofia hoche la tête et se met au travail. Elle est devenue une bonne amie depuis qu'on a pris un nouveau départ après ses débuts catastrophique. Mais cela reste quelque chose qui ne la concerne pas et je ne veux pas qu'elle s'en mêle. Ashley débarque complètement affolée, se dirige vers moi, elle me prend par le bras et m'emmène jusqu'à la salle de pause. Ahuris de son comportement soudain, je ne sais pas quoi dire tandis qu'elle fait les cents pas. Ashley : On a un énorme problème ! Lalie : Comment ça ? Ashley ne répond pas tout de suite et se ronge les ongles d'anxiété. Je fronce les sourcils et m'apprête à renouveler ma question quand quelqu'un toque à la porte, c'est une blague ?! Dylan : Lalie ? Vous êtes là ? Je voudrais vous parler, si vous avez le temps. Ashley : Cette partie de la boutique est réservée aux employés alors attendez au comptoir monsieur le Maire ! Je l'entends soupirer derrière la porte et j'ouvre un tiroir pour y sortir une pierre qui évite les ouïes super développées puis je me tourne vers ma sœur. Lalie : Ashley, dis moi ce qu'il se passe pour que tu sois aussi affolée dès le matin ! Ashley : Josh a disparu ! Choquée, j'entrouvre la bouche en secouant la tête ne croyant pas ce que dit la sœur. Je la regarde mais son visage reste sérieux et impassible. Lalie : Ce n'est pas possible ! Depuis quand ?! Ashley : Laura m'a dit qu'elle ne l'a plus vu depuis 6 jours et il ne va plus travailler. Je regarde partout autour de moi en clignant des yeux et m'assois sur une chaise en me mettant les mains sur le visage. Comment j'ai fais pour ne rien remarquer alors que c'est mon voisin de palier ? Lalie : Pourquoi Laura ne m'a-t-elle rien dit ?! Ashley : Elle a quitté la Nouvelle Orléans quelques temps pour avoir le réconfort de sa famille. Je soupire, décidément en ce moment c'est le bordel dans cette ville. Ashley s'assoit à son tour sur une chaise en face de moi, me souris puis elle me dis : Ashley : Grand-mère et Brad veulent que nos deux groupuscules se fassent oubliés pendant un certain temps. Je hoche la tête comprenant que je n'ai pas le choix que de les suivre. Ce n'est pas la première fois que cela arrive malheureusement, dès qu'on se sent trop exposé à quelque chose, on part quelques temps histoire de réfléchir. Lalie : On va où cette fois ? Ashley : Brad veut qu'on aille au QG du Cercle Rouge. Il a assuré qu'aucuns vampire ne nous mettra en danger et qu'il en faisait une histoire personnelle. Lalie : Le QG est à Mystery Spell n'est-ce pas ? Ashley hoche la tête pour confirmer puis me laisse seule dans la salle de pause le temps que j'intègre ce changement de situation. D'un côté, ça va me permettre d'assouvir ma curiosité, moi qui me demandais pourquoi je ne voyais pas le QG du Cercle Rouge quand j'ai rencontré Nelson. D'un autre, j'ai peur de trouver quelque chose qui ne va pas me plaire comme une femme qui pourrait se mettre entre lui et moi. Bon, fini de cogiter, faut se mettre au travail ! Je sors de la salle de pause et me remets au travail. Le soir, il est 21h lorsque Ashley et moi débauchons pour aller au QG du Cercle des sorcières. Notre grand-mère nous a appelé pour qu'on y aille, je me suis interrogé sur la façon dont les choses vont se faire sur la disparition de Josh. Je sais que grand-mère ne partira pas sans lui. Nous arrivons au QG où tout le monde parlent de cette disparition subite, cela me fait de plus en plus paniquée même si je sais que Josh sait se débrouiller tout seul, je m'inquiète quand même. La salle devient silencieuse lorsque grand-mère et Brad entrent, tous les deux ont le visage fermé ce qui n'augure rien de bon. Parmi tous ce monde, j'arrive à capter le regard de Nelson, il hoche la tête en me souriant et j'essaie de faire de même sans y parvenir tellement que les choses vont vite. Brad : Les nouvelles sont mauvaises, nous avons décider de partir hors de la ville pour une durée indéterminée. Je sais que vous êtes au courant de la disparition tragique d'un sorcier du Cercle des sorcières et nous mettons tout en œuvre pour le retrouver. Lexie : C'est pour cela que nous partirons une fois qu'on l'aura retrouver. Donc pour le moment nous ne savons quand partir, ce qui est sûr c'est que si on arrive pas à le trouver, Brad et moi nous en chargerons J'espère au fond de moi que ce n'est rien de grave mais mon instinct n'arrête pas de me dire que quelque chose se prépare et mon mauvais pressentiment ne me quitte pas. Sentant mon trouble, ma sœur pose une main rassurante sur mon épaule en me souriant. Je lui envoie l'ébauche d'un sourire pas bien sûr de la suite des événements. Soudain la porte s'ouvre brutalement sur les frères Ward qui tiennent un homme qui semble apeuré mais de loin j'aperçois le tatouage en forme de tête de taureau sur le dos de sa main. Non ce n'est pas vrai ! Virgil : Ce jeune homme pourrait vous donner quelques réponses. Je n'attends pas que Brad et grand-mère disent quoi que ce soit que je me lève et me dirige rapidement vers l'homme. Celui-ci sourit malicieusement en me voyant. Je ne m'en préoccupe pas et tiens sa tête entre mes mains en plongeant mon regard dans le sien, personne ne tente de m'arrêter donc je fouille son esprit. Une brise légère et froide passe dans la salle et je vois des images. Une en particulier attire mon attention mais elle est très floue, je vois des silhouettes, je sens la même énergie qu'Oliver et... celle de Josh ?! J'enlève vivement mes mains du visage de l'homme comme si je m'étais brûlée. Prise d'une immense colère, je lui donne un v*****t coup de poing et le regarde d'un air meurtrier. Lalie : Où est Josh ?! Homme : Je ne vois pas de quoi tu parles ! Je foudroie l'homme du regard tandis qu'une main se pose sur mon épaule. Je tourne la tête et vois grand-mère me regarder d'un air entendu. Je m'écarte tandis qu'elle prend le relais. Elle le fixe attentivement pendant un long moment avant de froncer les sourcils, elle a dû sentir l'énergie de Josh elle aussi. Elle s'adresse aux frères Ward : Lexie : Où l'avez-vous trouver ? Alvin : Il rôdait autour de chez nous. Virgil : Il n'a pas voulu répondre à nos questions donc on a préféré l'emmener ici. Ma grand-mère hoche la tête mais je suis perplexe, ils ne savent pas ce que signifie le tatouage sur le dos de sa main ? Mes pensées se libèrent à voix haute : Lalie : C'est un chasseur... Les frères Ward et grand-mère écarquillent les yeux sans comprendre, quand ma grand-mère me demande : Lexie : Comment le sais-tu ? Lalie : L'un d'entre eux s'est infiltré chez moi pour ensuite me poursuivre dans une ruelle où il s'est fait éclater la cervelle. L'homme commence à bouillir de colère en me fusillant du regard. Homme : Alors c'est toi qui l'a tué ?! Saleté de sorcière ! Il tente de s'approcher de moi mais je lève une main pour l'arrêter, il s'immobilise n'arrivant plus à bouger tandis que les frères Ward le regarde attentivement. Lalie : Oui je l'ai fait, surtout quand j'ai compris que ça avait un lien avec la Secte des Hunters. Je vais te poser une question et tu n'as pas intérêt à me balader. Oliver Foster, quel est son statut avec votre groupuscule ? L'homme écarquille les yeux de stupéfaction avant de détourner le regard un instant. La salle commence à se faire bruyante mais Brad rétablit le silence. Ses yeux se plantent dans les miens plein de haine et de colère. Il ne desserre pas les dents et je commence à perdre patience. Je soupire bruyamment avant de taper des mains pour lui faire perdre connaissance, il s'écroule au sol tel un pantin de bois et je quitte la salle dans une colère noire. Je sais qu'Oliver a pris ses précautions pour ne pas se faire atteindre mais je finirais par trouver la personne la plus faible pour l'atteindre et ainsi prouver à toute la Secte que ses intérêts ne sont pas pour la Secte, mais pour lui-même. Pour le moment, je patoge dans la semoule, ma raison me dit de me retirer et de laisser grand-mère et Brad s'en occuper tandis que ma fierté veut rentrer dans le tas. Quel dilemme ! Je passe la porte du QG, le cul entre deux chaises et m'allume une cigarette pour me calmer. Lexie : Lalie. Je me retourne pour faire face à grand-mère, Ashley, Brad et Nelson. Je souffle, écrase mon mégot et reporte mon attention sur le ciel étoilé. Si seulement je pouvais faire le vœu d'avoir plus de tranquillité... Brad : Lalie, on voit bien que beaucoup de choses ne vont pas et je sais que Josh est un ami à toi. Lalie : Je ne sais plus où je vais, je n'arrive plus à penser, ça a l'air tellement simple pour vous d'avoir tout ça sur les épaules. Une larme s'échappe et je l'écrase rageusement. Les quatres personnes en face de moi sont peinés de me voir comme ça. Moi qui suis forte d'habitude, là c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Lexie : Ne te décourage pas ma grande. On va y arriver tous ensemble. Je comprends ton incompréhension sur ces prophéties à ton égard, je sais que c'est ça qui te pèse le plus. Je me tourne vers Nelson, on dirait qu'il en a parler à grand-mère. Je lui adresse un sourire reconnaissant, j'aurais pas eu la force de le faire. Lalie : Rien de ce qui se passe n'a de sens de toute manière. Pourquoi avoir pris cette décision ? Lexie : C'est devenu très compliqué et nous avons préféré anticiper. Surtout que ton dernier échange avec Markus était plus que surprenant, nous avons besoin de réfléchir à tout ça. Je hoche la tête complètement ailleurs. Je ne sais pas quand est-ce qu'on part mais j'aurais voulu faire revenir mes amis à la réalité et les protéger des assauts psychique d'Oliver avant que je parte mais je crois que je n'aurais pas le temps de le faire. Soudain, quelque chose cède en moi et je me mets à pleurer comme je ne l'ai jamais fait avant puis je cours vers la forêt me sentant étouffer. Ashley : Lalie ! Ma soeur crie derrière moi mais je l'ignore en continuant ma route. Lorsque je suis bien au fin fond de la forêt, je m'assois sur un tronc couché et enfonce mon visage dans mes mains. Je ne comprends pas cette intensité d'émotions et cela me donne une étrange sensation. Ma tête est lourde comme pris dans un étau, une sensation d'étouffement plus grande m'étreint et je suffoque. Lalie : Bon sang... Je ferme les yeux un long moment pour tenter de me calmer quand des bras que je reconnais entre mille se pose derrière ma nuque pour ensuite m'entraîner contre un torse dont le parfum envoûtant m'enivre. Un souffle chaud caresse le haut de ma tête et je me sens bien. Nelson : Lalie, parle-moi... Je passe mes bras dans son dos pour le tenir fermement contre moi tout en gardant ma tête contre son torse. Lalie : Tout ça me dépasse... J'ai l'impression de ne plus être à la hauteur de ce qui m'attend et ça m'agace... Nelson : Tu es une femme forte Lalie. Une jeune sorcière puissante avec des connaissances et une intelligence incroyable. Tu dois t'accrocher ma belle, personne ne veut te perdre. Je m'écarte de son torse et me perds dans le bleu hypnotisant de ses yeux. Je caresse sa joue du bout des doigts tandis qu'il attrape ma main pour y déposer un doux b****r sur ma paume tout en me regardant. Son regard intense me fais frissonner. Lalie : Tu penses vraiment ce que tu dis ? Nelson : Je ne dis jamais rien sans le penser. Bien sûr que je pense ce que je dis. Tu es belle, courageuse, pleine de ressources et protectrice avec tes proches et ça, ça n'a pas de prix. Gênée par ses compliments, je détourne le regard et perds de mon assurance. Personne ne m'avait fait perdre autant de contenance, j'en suis troublée. Lalie : Excuse-moi, la fierté a refait surface. Son petit rire me fais me retourner, ses yeux brillent d'une lueur fière et triomphante, j'en perds la notion du temps tellement qu'il me fascine Nelson : Je vois ça, je t'en veux pas. Je souris en guise de remerciement puis il se lève en me tournant le dos. Je hausse un sourcil quand je comprends par son expression en coin, qu'il veut que je monte sur son dos. Je lui dédie un beau sourire malicieux et lui dis : Lalie : Il faut pas me le dire deux fois ! Je me lève du tronc couché, prends un peu d'élan et saute sur son dos. Nelson : Je savais pas que tu n'allais pas résister. Prête ? Lalie : Prête ! Il s'élance à travers la forêt et pendant deux heures nous faisons le tour de l'immense forêt en se taquinant. Notre petit tour terminé, il commence à pleuvoir donc Nelson passe sa veste autour de moi. Tiens ça me rappelle des souvenirs ! Après avoir couru à travers la ville, il me fait entrer dans un appartement très chic et luxueux. J'en reste carrément bouche bée. Lalie : Wouah ! Je ne pensais pas qu'un Dément pouvait vivre dans un tel endroit en dehors de son groupuscule. Nelson : Et pourtant, tu en as la preuve sous tes yeux. Nelson m'enlève sa veste trempée de mes épaules et il me prend la main pour aller jusqu'au salon. Un feu de cheminée réchauffe l'appartement, c'est tellement agréable. Lalie : Alors c'est ça d'avoir une longue vie ? Je ne pensais pas que tu me ferais voir ta vie "privée". Nelson me sourit avant de se mettre en face de moi. Ses yeux brillent encore plus que tout à l'heure. Nelson : Parce que tu es la seule personne à avoir atteint ce coeur qui ne bat pas. Pour appuyer ses dires, il prend ma main et la met à plat sur son torse où effectivement, son coeur ne bat pas. Je reste soufflée par ces paroles alors qu'en retour je n'arrive à rien lui dire, il a tellement de faciliter pour s'exprimer que c'est limite gênant. Donc pour effacer cette gêne, je me sens d'humeur à jouer la carte de l'ironie : Lalie : Rassure-moi, je ne finirais pas comme ton dessert hein ? Nelson : Pas dans ce sens mais plutôt dans l'autre, si tu vois ce que je veux dire. Il attrape fermement mes hanches et m'attire contre lui, nos regards sont ancrés l'un à l'autre et nos bouches ne sont qu'à quelques millimètres en train de se chercher sans se toucher. Sa présence tout près de moi me rend littéralement folle ! Lalie : Je vois. Je ne pensais pas que tu serais un partisan de l'ironie. Nelson : Tu as envie de savoir de quoi d'autre je suis partisan quand tu es près de moi ? Lalie : Je crois avoir ma petite idée sur la question. Nous nous sourions avant qu'il me fasse tournoyer sur moi-même et m'arrête quand mon dos colle son torse. Ce moment est tellement hors du temps que je veux en profiter au maximum. Il caresse du bout des doigts mes épaules, descend lentement sur mes bras, ma poitrine et s'arrête sur mes hanches. Il me presse contre lui et me fais avancer jusqu'à un tourne disque. Lalie : Ne me dis pas que l'envie subite de danser vient de te prendre. Nelson : Un problème avec les danses de l'époque ? Il s'active autour du tourne disque tandis que je le regarde. Il sent mon regard sur lui et sourit légèrement en attendant ma réponse. Lalie : Ma grand-mère était professeur de danses des temps anciens. Elle m'a appris quelque pas. Nelson : Alors voyons voir de quoi tu es capable ma belle. Il s'avance lentement vers moi avec la grâce d'un noble, il me tend la main que je prends sans hésiter. Une musique de Strauss II : voices of Spring envahit le salon. Nelson place une main sur ma taille, je place une main sur son épaule puis nos mains de libre se rejoignent et s'entrelacent. Il ouvre la danse et je suis contente d'avoir appris ce genre de danse avec ma grand-mère, finalement ça m'est utile et en plus ça me fait oubliée les problèmes de ces derniers temps. On tourne encore et encore en dansant dans des pas fluide au rythme de la musique. Une lueur d'appréciation et de fierté passe dans son regard. Je souris tendrement tandis que la musique s'arrête, il me fait tourner une dernière fois avant de se pencher avec souplesse et me bascule en arrière. Nos regards ne se quittent pas pendant un moment, nos visages sont à quelques petits centimètres, ma respiration et mon cœur s'accélèrent. Rapidement, il m'embrasse langoureusement et me dépose doucement sur un tapis moelleux devant la cheminée. Mes sens s'affolent lorsqu'il se faufile entre mes jambes et je sens son membre durcit par le désir. Je me cambre sous lui et bascule ma tête en arrière, immédiatement il vient poser ses lèvres sur mon cou dans de douces caresses dont je ne peux pas me passer. Il enlève mes vêtements tandis que j'enlève les siens, je reprends le dessus en le basculant sur le tapis et embrasse chaque parcelles de son cou et de son torse musclé avant de descendre encore plus bas. Je m'arrête à son caleçon que je prends entre mes doigts et lève les yeux emplis de désir dans sa direction, malicieuse, il anticipe déjà ce que je vais lui faire et il m'encourage à continuer. Je retire son caleçon, m'amuse un instant avec sa virilité tendue avant de la prendre à pleine bouche. Un gémissement rauque s'échappe des lèvres de Nelson, ses mains sont enfouies dans mes cheveux tandis que mes va-et-vient avec ma bouche deviennent de plus en plus rapides. Intérieurement je bous mais je sais aussi que Nelson est au bord de l'implosion. Je m'arrête donc et remonte jusqu'à ses lèvres. Ses yeux ont changés et ses canines se sont allongées, il ne me fait pas peur et j'approche ma langue de celles-ci en y faisant le tour. Nelson émet un râle sauvage et il emprisonne ma langue avec ses canines, je sens un goût métallique dans ma bouche mais sa langue passe sur la mienne pour enlever les gouttelettes de sang. Ne tenant plus en place, il me bascule sur le tapis et trace des sillons de feu sur ma peau avec le bout de ces canines. Il rentre son sexe en moi, je gémis de plaisir, jouit et hurle mon désir pour cet homme. Ces va-et-vient se font plus ferme et rapide puis il m'emporte dans un nuage de volupté, il se délivre en moi, m'embrasse et roule sur le côté puis je m'endors contre lui. Dans mon sommeil, quelqu'un m'appelle : ??? : Lalie ? Lalie. Cette voix féminine ne me dit rien mais j'ai cru l'entendre quelque part. Je regarde autour de moi mais le paysage est blanc, je ne vois personne. ??? : Lalie... Lalie. Lalie : Qui êtes-vous ? Une silhouette s'avance vers moi et je suis choquée de la personne que j'ai en face de moi : elle a les cheveux noirs, un visage bienveillant et doux, des yeux verts, elle est magnifique dans sa robe de bal crème et bleu. ??? : Lalie. Lalie : Émilie ?!
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER