Chapitre 4

1314 Mots
— Debout déesse, c'est l'heure de se lever ! me susurre une douce voix à l'oreille. Je sens des caresses dans mes cheveux. Je soupire en me retournant et ouvre les yeux après plusieurs tentatives. — Bonjour Alex, marmonné-je en m'asseyant. Je lui fais un bisou sur la joue et un câlin. — Et nous alors ? ronchonne jalousement Baptiste. C'est là que je remarque que ses frères se tiennent dans l'encadrement de la porte, Mason vêtu d'un jean et d'un t-shirt moulant son torse à la perfection et faisant ressortir ses biceps, Baptiste, lui, rend l'uniforme scolaire sacrément enviable. Leurs cheveux longs sont tirés en arrière en chignon. — Vous savez que c'est inhumain d'être aussi beau, râlé-je. Je vois leur ego gonfler à vue d'œil en même temps que leurs sourires charmeurs. — Et moi alors ? se plaint jalousement Alex. — T'inquiète pas, choupinou, tu n’as rien à leur envier, dis-je en caressant sa joue. Ravi, il me fait un bisou et se lève de mon lit sur lequel il était assis. J'en profite pour rejeter la couette et me lever. — Euh… Artémis ? m'interpelle Alex alors que je me dirige vers le dressing. — Oui ? N'ayant pas de réponse, je me retourne vers les garçons, qui sont rouge tomate. — Qu'est-ce qui vous arrive ? m'étonné-je, presque inquiète. — T'es consciente d'être en sous-vêtements ? me questionne Alex. — C'est ça qui vous met dans tous vos états ? me moqué-je. — Faut dire qu'on ne s'y attendait pas vraiment… répond Baptiste. — Vous êtes dans ma chambre, à mon réveil, vous vous attendiez à quoi ? demandé-je, curieuse, mais sans vraiment attendre de réponse. — Un pyjama licorne, lâche sincèrement Mason. J'éclate de rire. — J'ai abandonné ce genre de pyjamas quand j'ai eu quinze ans, au grand damne de mon frère, expliqué-je une fois remise de mes émotions. — Tu dors toujours comme ça alors ? s’intéresse Baptiste. — Non. J'ai des pyjamas. Quelque part dans ce bordel, dis-je en enveloppant ma chambre dans un geste du bras. Mais j'étais trop fatiguée pour chercher quoi que ce soit hier soir. Ils sont juste plus sexy que les licornes. Maintenant, si ça ne vous dérange pas, je vais aller m'habiller pendant que vos caleçons dégonflent. — Elle a vraiment osé ? s'étrangle Baptiste. — Elle a osé, confirme Mason dans un souffle. — Ah ! J'adore cette fille ! s'exclame Alex. Aïe ! Je ris toute seule dans mon dressing pendant que j'enfile une chemise blanche et une jupe plissée noire, le tout arborant l'écusson du lycée. Je passe ensuite dans la salle de bains par la porte qui relie directement les deux pièces, pour me rafraîchir et me maquiller légèrement. J'attache mes cheveux en queue haute avant de sortir à la recherche de mes chaussures. Les garçons sont toujours là, Alex est vautré sur mon lit, Baptiste squatte ma chaise de bureau et Mason est adossé au mur, tous les trois sont absorbés par leur téléphone. Je fais deux pas dans la chambre et les trois têtes se redressent. Après avoir ouvert trois cartons, je trouve mes escarpins vernis noirs et les enfile. — Cet uniforme n'aura jamais été aussi sexy qu'aujourd'hui, lâche Alex tandis que je récupère mon téléphone sur la table de nuit et mon sac aux pieds de Baptiste. — C'est un euphémisme… souffle ce dernier. — Surveille-la, gronde Mason à l'intention d'Alex. — OK ! m'exclamé-je tout à coup mal à l'aise. Ça fait un peu trop de testostérone pour une chambre de fille, dehors ! ordonné-je. J'aime les compliments, mais là, je ne sais plus où me mettre et je sens mes joues chauffer. Je passe devant et le bruit de mes talons qui claquent sur le sol en marbre résonne dans le couloir. — Ah ! J'adore ce son ! s'exclame Alex. Aïe ! J'entends ensuite l’un d’eux courir et il passe son bras sur mes épaules. — C'est quoi ton petit-déj’ préféré ? — Les pancakes. — Ton café préféré ? — Latte macchiato caramel. — T'es vraiment parfaite, déclare-t-il en embrassant ma tempe. — Pas si vite ! s'exclame Baptiste qui nous rejoint, se plaçant à ma droite. Quel accompagnement pour les pancakes ? — Sirop d'érable. — Oh non ! rouspète Alex. Caramel ! — Trop de caramel, tue le caramel, choupinou ! m'excusé-je en collant un bisou sur sa joue. — T'as raison, elle est parfaite, ricane Baptiste. — C'est pas le tout, mais moi, j'ai faim, fais-je remarquer pour détourner leur attention. — On t'emmène prendre le petit-déj’ au diner[1] du coin, ensuite je vous dépose au lycée, m’informe Mason. — Je ne comprends pas pourquoi tu tiens tant à nous emmener, marmonne Alex. — Maman veut que tout le monde voie qu'Artémis est sous la protection des Blackwood. — Ouais, elle a raison, vu la bombe… Aïe ! Mason lui a mis une claque derrière la tête, juste avant d'entrer dans la voiture. Baptiste me laisse monter devant, m'ouvrant galamment la porte. Au resto, Alex veut absolument que je goûte ses pancakes au caramel. — J'admets que c'est super bon, mais ça passerait mieux avec un latte à la vanille. — On goûte la prochaine fois ? propose-t-il enthousiaste. — OK, réponds-je avec joie. Il me fait un clin d'œil et un check. Mon portable vibre sur la table. Vinz : Prête pour ta deuxième rentrée en deux jours ? Artémis : Peut pas faire mieux ! Les garçons m'ont offert le petit-déj au restau. J'accompagne le message d'une photo de mon petit-déj’. Vinz : Ça a l'air délicieux. Les garçons ? Artémis : Les fils de ma marraine. Je demande aux garçons que l'on fasse une photo de groupe pour mes amis et la joins au texto. J'en profite pour l'envoyer aux filles en même temps. Vinz : Je suis jaloux. Artémis : Lequel te plaît ? Je ris toute seule de ma connerie. Heureusement, il en rit aussi. — C'est ton mec ? demande Alex toujours sans filtre. — Non. Je dirais plutôt un prétendant, ris-je. — Tu en as beaucoup ? — C'est le seul à ma connaissance… — Il te plaît ? — Il aurait pu, mais je ne suis pas une adepte des relations à distance. — Il ressemble à quoi ? Je leur montre la photo qu'on a faite hier. — Sportif ? demande Baptiste. — Ouais, nageur. — C'est quoi ton genre de mec ? Je me sens instantanément rougir, je me vois mal lui répondre « vous ». — Ouh ! J'ai touché une corde sensible ? — Je dirais plutôt que c’est gênant, avoué-je sans trop savoir pourquoi je ne l’ai pas plutôt envoyé se faire voir. Ils me regardent tous les trois avec le sourire narquois. — Vous n'avez pas l'intention de me lâcher sans savoir, n'est-ce pas ? En réponse, leurs sourires s'accentuent. — Thor[2], Aquaman[3], Ragnar Lodbrock[4]… Soit, un corps à se pâmer, une belle gueule et des cheveux longs. Les garçons, fiers de remplir les critères ne se cachent pas pour montrer leur satisfaction. — S'il est musicien ou sportif, ou même les deux, s'il a un soupçon de romantisme et qu'il est intelligent avec un côté bad boy, et surtout, s’il est fidèle, alors c'est l'homme parfait, finis-je rêveuse. — Bah on dirait qu'on a plus de chance que ton nageur, avance fièrement Alex. — Ça va les chevilles ? — Très bien, rit-il. — Aller, bouge, sinon on va être en retard. [1] Restaurant emblématique, typique des États-Unis. [2]Dieu nordique interprété par Chris Hemsworth dans l’univers cinématographique Marvel du même nom. [3] Super-héros de l’univers DC interprété par Jason Momoa dans la version cinématographique du même nom. [4] Roi viking du 9ème siècle interprété par Travis Fimmel dans la série Vikings.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER