IIIMaintenant, Annonciade avait ses occupations réglées dans la demeure paternelle. Elle faisait travailler Agnès, à qui l’institutrice de Brahaix donnait jusqu’alors des leçons. En outre, maintes besognes ménagères lui incombaient. Elle s’y adonnait complaisamment, heureuse de rendre service, de compenser ainsi la gêne que sa présence pouvait apporter dans cet intérieur. Courageusement, elle essayait de dominer son chagrin, son regret des chaudes affections perdues que rien, hélas ! ne lui semblait devoir remplacer. Mme Le Hennec continuait de lui témoigner une bienveillance autoritaire et un peu sèche. Agnès avait une nature renfermée, assez froide. Ses frères étaient internes dans un collège de Quimper. Quant à M. Le Hennec, elle ne le voyait guère et savait déjà qu’elle ne pouvait com


