VIUn après-midi où la tempête battait la côte, Annonciade, qu’une voiture de Guerlac avait été chercher à Brahaix, trouva M. de Pendelon dans le salon de sa mère. Il parlait d’affaires avec ce même air de nonchalance un peu dédaigneuse qu’il avait dans ses rapports avec sa sœur. Pour l’une comme pour l’autre, il restait froid, indifférent, se laissant aduler par cette mère idolâtre, recevant tout sans jamais rien donner, juge très subtil de cette intelligence médiocre et de ce cœur frivole. À l’entrée d’Annonciade, il se leva et fit quelques pas au-devant d’elle. – Eh bien ! Mademoiselle, vous allez voir une tempête à Guerlac ! C’est un spectacle qui vaut la peine d’être contemplé, je vous assure. – Oh ! Je n’en doute pas. Déjà, de Brahaix, c’est tellement beau ! Dans le salon, aujourd


