VIITrois jours après le départ de Wennaël, Mme Labarède s’alita. Elle traîna pendant une semaine et mourut un matin, presque subitement, à l’heure où le soleil levant entrait dans sa chambre, se glissait jusqu’au lit près duquel se tenaient son mari et sa petite-fille. Elle mourut sans connaître l’épreuve qui venait d’atteindre celle-ci et, de l’enfant d’hier, avait fait subitement une femme. Annonciade lui ferma les yeux, soutint son grand-père dont la douleur était navrante, s’occupa de tout avec une sorte d’insensibilité apparente. La souffrance se concentrait en elle, criait dans le secret de son âme. À l’église, ou bien le soir, quand elle se trouvait seule, ses nerfs se détendaient et elle s’affaissait presque en demandant à Dieu de rendre la paix à son cœur bouleversé. Encouragé p


