XXX

299 Mots

XXX J’avais bien peur ; mais je ne dis rien et je me rassurai en regardant les épaules et les cheveux de Cyprien, qui touchaient presque à mon genou. Je me dis : « Je n’ai rien à craindre si près de lui. » Il n’était pas tout à fait jour encore quand nous traversâmes le petit pont au milieu des près et que nous commençâmes à gravir le sentier qui mène aux montagnes. Cyprien, sans me regarder et sans me rien dire, se mit à chanter de toute sa force, et avec une si belle voix que les rochers de la route en sonnaient, la chanson des fiançailles dans la montagne. Vous savez bien, monsieur, cette chanson qui dit : Belle, ouvrez-moi la porte, À l’heure de minuit. Les grelots et les fers du mulet sur les roches luisantes accompagnaient la chanson de Cyprien, et les rossignols qui s’éveillaie

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER