XVI

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XVI Ma mère ne m’avait point fait apprendre d’état, et pourtant il fallait vivre et faire vivre et élever Josette. Je pris une boutique de mercerie, je m’y installai avec ma sœur, qui tenait le comptoir à côté de moi en apprenant à faire des dentelles noires pour les paysannes du haut Dauphiné et du Valais. On m’avança à crédit une petite quantité de marchandises que je vendais aux colporteurs des montagnes : des boutons d’os, des boucles de souliers et des jarretières, des guêtres de grosse laine blanche qui montent jusque par-dessus les genoux, comme vous les voyez ici ; du papier, de l’encre, des plumes, des sabots et quelques aunes de grosses étoffes rouges, blanches et bleues dont les montagnardes se font leurs robes. Comme j’étais prévenante et que la petite était jolie, nous ne man

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