XXI

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XXI La mort de mon père et de ma mère n’avait pas interrompu ces voyages de Cyprien à Voiron ni ses relations avec moi. Au contraire, il y venait un peu plus souvent, et il y séjournait un peu plus de temps ; seulement, il ne logeait plus à la maison ; il allait demander asile pour la nuit à un de ses pays, qui sciait du bois les hivers, aux portes des messieurs, pour les maisons riches, et qui tenait chez lui des petits garçons de la montagne pour ramoner les cheminées. Mais les deux ou trois jours que Cyprien passait chaque voyage chez son pays, il ne faisait que passer et repasser, sous un prétexte ou sous un autre, toute la journée, devant notre échoppe, et il trouvait toujours une raison pour y entrer, pour y revenir, pour y rester un ou deux moments. Tantôt il avait oublié sa provi

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