XXIV

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XXIV Je rentrais toute pâle et toute brisée de la messe, la petite jouait avec d’autres enfants dans la rue, je venais de serrer mon livre d’Heures dans le tiroir, et je me tenais la tête lourde entre les mains, accoudée sur le comptoir en ne pensant à rien. Un montagnard que je ne connaissais pas de vue entra dans ma boutique et me demanda des petits miroirs à acheter. Je les lui donnai poliment, il me les paya au-dessus du prix que je lui avais demandé, et il sortit. En comptant les sous pour les mettre au tiroir, je vis qu’il y en avait douze de trop ; je les pris dans ma main et je courus après lui. “Père, lui dis-je, vous vous êtes trompé, vous n’avez acheté que deux miroirs, et vous m’en avez payé trois ; voilà douze sous de trop, reprenez-les, ou bien prenez un miroir de plus.” Il

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