VIIL’hiver commençait maintenant. La première neige était tombée, et un froid vif régnait déjà à Rocalande. Mais les Harbreuze n’en éprouvaient pas les effets dans leur demeure où régnait une douce tiédeur... car Serge, continuant le cours de ce que sa grand-mère appelait secrètement « ses folies », avait fait installer à grands frais le chauffage central. On en avait longuement jasé à Rocalande, qui ne connaissait pas avant ce jour pareil sybaritisme. De même, on supputait avec envie le prix des superbes fourrures dont la jeune Mme Harbreuze se couvrait parfois. – Comme il faut que cette jeune femme flatte son amour-propre pour qu’il fasse de pareilles dépenses pour elle ! disait-on. Mais Louise Boutrin rit au nez d’Alice Viannes un jour que celle-ci objectait : – Il agit peut-être a


