Livre septième-2

2085 Mots

Narbal savait que Baléazar ne s’était point noyé quand on le jeta dans la mer. Ceux qui assurèrent à Astarbé qu’il était mort parlèrent ainsi croyant qu’il l’était ; mais, à la faveur de la nuit, il s’était sauvé en nageant, et des marchands de Crète, touchés de compassion, l’avaient reçu dans leurs barques. Il n’avait pas osé retourner dans le royaume de son père, soupçonnant qu’on avait voulu le faire périr, et craignant autant la cruelle jalousie de Pygmalion que les artifices d’Astarbé. Il demeura longtemps errant et travesti sur les bords de la mer, en Syrie, ou les marchands Crétois l’avaient laissé ; il fut même obligé de garder un troupeau pour gagner sa vie. Enfin il trouva moyen de faire savoir à Narbal l’état où il était ; il crut pouvoir confier son secret à un homme d’une vert

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER