Je n’ose plus la toucher, je suis seulement là, à la regarder enfermer son âme à l’agonie dans sa coquille. Impuissant, inutile. Inapte à apaiser quoi que ce soit. C’est comme si je n’existais plus. Toute sa personne me rejette comme si j’étais un inconnu. Après des jours et des jours à la travailler au corps, elle a fini par confier à Gabriel ce qu’il s’était passé à Milan. Et bien que la torture ait sans nul doute été atroce, je suis soulagé pour ma part que ça n’ait pas été au-delà de la psychologie. Ils avaient les moyens de lui faire beaucoup plus de mal que ça. Beaucoup, beaucoup plus. Ils auraient sûrement pu lui arracher les ongles ou les dents, lui couper une oreille ou des doigts, la passer à tabac, la mutiler de toutes sortes de manières, l'électrocuter ou encore la v****r… I


