CHAPITRE 1

415 Mots
LA JALOUSIE Ébènezere travaillait dur dans son petit atelier, les mains sales et le front plissé. Il soupira, fatigué de cette vie qui ne lui apportait que des difficultés. Son regard se porta sur la photo de son ami d'enfance, Joeress, qui avait réussi à se faire une place au soleil. La jalousie commença à le ronger. Soudain, Rafiou, un ami commun, entra dans l'atelier. "Hé, Ébènezere ! Tu sais quoi ? Joeress vient de construire une usine de dégrainage dans la campagne, vers Calavi !" Ébènezere se tourna vers Rafiou, les yeux plissés. "Qu'est-ce que ça peut me faire ?" répondit-il, essayant de cacher sa jalousie. Mais Rafiou insista. "Je pense que tu devrais voir ça, Ébènezere. C'est vraiment impressionnant." Ébènezere hésita un moment, puis acquiesça. "D'accord, allons-y." De l'autre côté de la ville, Joeress était en train de dîner avec sa famille. Il regarda sa femme et ses enfants, un sourire de satisfaction sur le visage. "Je n'arrive pas à croire que j'ai réussi à ce point", dit-il, ému. Son fils, Yann, entra dans la pièce, un grand sourire sur le visage. "Papa, papa ! Je suis admis au bac !" Ébènezere et sa femme, Ronisia, se précipitèrent pour féliciter leur fils. "C'est merveilleux, Yann ! Tu iras étudier en Europe, à l'université !" s'exclama Ébènezere. Ronisia appela sa sœur, Ariane, pour lui annoncer la nouvelle. Ariane promit de venir fêter l'événement chez eux. Mais Ariane avait un visage sombre. Elle raccrocha le téléphone et se tourna vers son fils, Junior. "Ton cousin Yann est admis au bac et ira étudier en Europe", dit-elle, une pointe de jalousie dans la voix. Junior fut surpris par la réaction de sa mère. "Maman, pourquoi es-tu si méchante ?" demanda-t-il. Ariane le regarda froidement. "Ta sœur a toujours volé la vedette, Junior. Il est temps que tu comprennes que nous sommes pauvres et qu'ils sont riches." Junior fut choqué par les paroles de sa mère. Il se tourna vers sa sœur, Karmelle, qui lui fit un signe de tête. "Maman a raison, Junior. Nous devons nous réveiller." De l'autre côté de la ville, Joeress rendit visite à Ébènezere, son ami d'enfance. Ébènezere joua l'affectueux, mais Joeress pouvait voir la jalousie dans ses yeux. Après le départ de Joeress, Ébènezere prononça des paroles méchantes. "Il pense qu'il est mieux que moi ? Je vais lui montrer qui je suis." Ariane, qui avait observé la scène, sourit intérieurement. Elle savait que la jalousie pouvait être un puissant moteur...
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