Devon J’ai eu un mal de chien à quitter le ranch, le besoin de rester dans le cocon que je fabrique comme un tisseur de rêve insouciant, est grandissant. J’ai mis les formes dans mes adieux avec ma panthère. Elle n’a pas montré la moindre résistance. Elle semblait légèrement moins en colère de son côté et le déchaînement atomique de la nuit dernière n’y est pas pour rien. J’ai profité de son odeur, de sa peau, de l’ivresse qu’elle m’a procuré toute la nuit, m’en enivrant les sens en prévision des jours de séparation à venir. Et elle m’a rendue la pareille avec toute la luminescence dont elle sait faire preuve pour m’exalter. Ethan dormait encore à mon départ, et je suis content d’avoir pris le temps de lui dire au revoir hier soir parce que sinon j’aurais sans doute eu encore plus de m


