III Sultan ShahabaamLe sultan Shahabaam, qui devait, quelques années plus tard, étonner les Parisiens par la force de ses reparties et la profondeur de son esprit, sortait à peine, à cette époque, de la première jeunesse. Aussi bon administrateur qu’habile politique, sa maxime favorite était celle-ci : Fais ce qui te plaît, advienne que pourra. Après la passion d’assurer le bonheur de son peuple, Shahabaam n’avait pas de distraction plus grande que celle de faire des ronds en crachant du haut des créneaux de son palais dans la mer. Il tenait ce goût de son aïeul Shahabaam Ier, dit le Grand. Un jour il fit cette réflexion, qu’un objet plus lourd qu’un peu de salive ferait, en tombant dans la mer, un rond plus grand, et, par conséquent, plus agréable à l’œil. Il chercha quel objet il pouv


