III Le muguetParbleu ! se disait un jeune et fringant cavalier en se mirant dans sa glace, j’ai fort bien fait de changer de s**e. Il faut avouer que je m’ennuyais joliment, lorsque, danseuse à l’Opéra, je passais mon temps à exécuter des pas de deux en compagnie de la Campanule. Était-ce pour cela que j’avais quitté le jardin de la Fée aux Fleurs ? Maintenant, j’ai un chapeau à plumes, un pourpoint de satin, un manteau de velours, des bouffettes à mes souliers, une rapière à mon côté, et un nœud de rubans sur l’épaule. On m’appelle don Guzman ; je souris aux belles, je leur envois des billets doux : voilà la vraie existence du Muguet. Après ce monologue, don Guzman tira sa montre enrichie de brillants. – Onze heures ! s’écria-t-il, où irai-je entendre la messe aujourd’hui ?


