I Ce qu’on disait dans le quartierOn disait que Mlle Rose Chardon était une grande et belle fille, marchant la tête haute, un peu vive dans ses reparties, par exemple, mais excellente au fond, quoique fière ; quelques-uns même prononçaient vaniteuse. On disait qu’il ne fallait pas l’approcher de trop près ; dans ses yeux brillants, sur le bout de son nez retroussé, on lisait écrit ces paroles : Qui s’y frotte s’y pique. On disait que personne n’osait lui faire la cour. Sur ce point, le quartier se trompait.


