VIII - Le désespoir d’un petit clerc

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VIII Le désespoir d’un petit clercLilio s’arracha les cheveux, et déclara à son patron qu’il voulait s’engager dans les grenadiers du roi. Il se disait, en se promenant tout seul dans sa petite chambre : – J’aurais bien mieux fait, puisque je pouvais choisir, de prendre sur la terre la forme féminine ; j’aurais mis des fleurs dans mes cheveux, des fleurs à ma ceinture, et l’on m’aurait aimée. À quoi me sert d’être Lilas frais et parfumé si on me dédaigne, si les lingères me préfèrent un imbécile, un animal, un âne, comme ce marquis ? Lilio ne connaissait pas la fleur à laquelle il s’était adressé ; il n’aurait pas été si étonné de son choix. Le Chardon a toujours été fait pour les… marquis.

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