Chapitre 7

4651 Mots
•••Esteban••• Je n'arrête pas de m'en vouloir depuis tout à l'heure à cause de tout ce que j'ai raconté à Maria. Je suis vraiment c*n,comment j'ai pu croire un seul instant qu'elle ressentait quelque chose pour moi !!! p****n, qu'est ce qui m'a pris de m'ouvrir à une fille comme ça! Qui n'a rien à faire des autres autour d'elle,je commence à me dire qu'elle ne pense qu'à elle. Mais j'ai juste dit ce que je ressentais...N'empêche qu'elle n'en avait rien à faire. Ring ring... ring ring... Je vérifie rapidement et c'est mon boss. À pareil heure ? Qu'est ce qu'il veut ? Je décroche quand même ! [...] Moi:[...Ok monsieur... bien reçu !] [...] [Bien évidemment que cela ne me dérange pas, je vais informer mon assistante et nous nous rendrons à l'aéroport demain ! ] [...] Je raccroche et je ne peux m'empêcher de bouder un moment. On a quand même dit congé !! Il faut justement qu'il y ait voyage d'affaire et bien évidemment, le comptable doit être là. Il s'attendait peut-être que je lui dise ''oh non monsieur ? " Le pire c'est qu'on s'en va demain. Mais... que va penser Maria ?? Et puis je n'ai pas envie de la revoir ce soir. Je lui envoie un texto espérant qu'elle ne pense pas que c'est moi qui ait tout organisé pour me retrouver à Dakar avec elle... C'est d'ailleurs la dernière chose que je voudrais puisque, c'est sûr, ça va être des séries de disputes sur dispute donc pour ma propre quiétude, je préférerais pas. Une fois le texto envoyé, je vais voir Yoan, il faut qu'il rentre à la maison avec les filles... Ring ring... Je vérifie et une once de sérénité me parcours. Moi: [la plus belle femme du monde entier à penser à moi.] [...] Moi:[Maman... Mais au fait,demain je dois voyager, je crains qu'on ait pas le temps de discuter avant que je ne m'en aille. On parlera de ce qui te tient tellement à coeur à mon retour...Mais tu m'as l'air inquiète, tout ...] [...] Moi: [le boulot... Mais c'est juste quelques jours. Les jumelles vont rentrées demain avec Yoan... OK... je t'aime... ] Je raccroche et je vais toqué à la porte de Yoan comme prévu... Néanmoins, je connais trop cette femme qui m'a offert la vie pour la croire quand elle me dit que tout va bien ou... c'est peut-être le fait que ses deux jumelles soient loin ?? Tout compte fait, elles vont rentrer d'ici là. Il n'y a pas de quoi être inquiet ! •••Maria••• [...] Moi: Dit...Kelly viens voir... pourquoi Esté m'envoie un message alors que nous sommes sous le même toit là ? Elle: Ouvre plutôt ce message... J'hésite un moment et Kel me retire le téléphone... Deux minutes après... Elle: Eh ben, vous n'êtes pas prêt de vous quitter ! Demain, y'a voyage. Le boss vient de l'informer d'après le message. J'essaie de la suivre mais impossible. Moi: Quoi ? je ne comprends pas, nous ne sommes pas en vacances ? Elle: Si mais le boulot avant tout... va faire ta valise, demain tu embarques pour Dakar ! Elle ne me laisse pas répondre et s'en va. Dakar ? Waouh !Mais si c'était Esteban qui a organisé tout ça ? Je n'ai pas envie de me retrouver toute seule avec lui dans un endroit que je ne maîtrise même pas ! Okay, c'est une opportunité de voyage que j'ai toujours désirée mais je veux un peu de sérénité maintenant pour mieux penser à ma vie et...je parie tout ce que je possède que ce sera des séries de disputes à longueur de journée là-bas. Tout va de travers depuis que j'ai rencontré ce mec... Même mon coeur ne fonctionne plus comme d'habitude,comme je veux...Ma raison réussi à tenir la barrière que je me suis forger depuis des années jusque là mais je sens aussi que d'ici un laps de temps , elle ne pourra plus tenir et alors, mon coeur prendra le dessus et ça me fait peur.Je ne veux pas changer. Ce n'est que comme je suis maintenant que j'arrive à survivre... Qu'est ce que je faisais à ''saveur '' ce jour là qu'on s'est rencontré pour la première fois même ? •••Doss••• [...] Wild: (excité)Doss...vous pensez qu'elle va accepter ? Moi: Eh ben, ce n'est pas comme si je lui laissait le choix. C'est soit elle tient la parole de son imbécile de mari ou... je vais m'assurer que leur vie soit un calvaire et ceci jusqu'à la disparition de chacun d'eux... Wild... je t'ai déjà dit que la peur était une faiblesse ? Cette dame était morte de peur et ça, ça va nous faciliter les choses tu verras. Lui:Ah et... lidya dans toute cette histoire ? Moi: Aah lidya... (lasse)Que veux-tu qu'elle dise ? Elle bave même en étant éveillée, elle ne parle pas, elle ne peut rien faire toute seule, eh ben elle ne peut même pas nous dire si elle veut se marier ou non alors je décide pour elle. Elle est condamnée à rester comme ça. Lui: Et vous pensez que le fils d'Henri acceptera d'épouser une... une... Moi: une handicapée ? Moi j'ai bien aider son imbécile de père ! Alors il va épouser mon handicapé de fille. C'est moi qui commande et c'est moi qui gagne toujours, à tout les coups ! Il ne répond rien et je le congédie après un moment de silence... Lydia est ma deuxième fille, issue d'une relation extra conjugale quand Hillary vivait encore. Elle a pratiquement les même âge que Kelly. Bizarrement, elle est née handicapée mais quand même, je ne peux me permettre de la laissé finir seule. Je ne suis plus très jeune et il faut que je la confie à quelqu'un. En plus, je l'ai promis à sa mère sur son lit de mort. Et bien évidemment que ce n'est pas sa soeur qui le fera ! Le petit Tale a intérêt à accepter parce que sinon, il entendra parler de moi toute sa vie Je suis capable de lui rendre la vie infernale et... Ces deux petites jumelles me branchent bien aussi!!! En bref, une parole donnée est une parole donnée et ma fille va bel et bien se marier,c'est l'objectif principal. Après je reverrai Kelly. J'ai déjà réfléchis à comment elle pourra même m'aider d'autant plus qu'elle est assez proche de Maria et du petit Tale. Je connais ma fille comme moi même et dès qu'elle me verra, il lui suffira de lui demander de m'aider et elle le fera.J'ai ma petite idée pour la convaincre au cas où elle va résister. Le lendemain... •••Yvonne••• Je n'ai fait que retourner sur mes deux côtés pendant toute cette nuit. Tellement ce que j'ai pu voir hier continue de me choquer... Henri ne m'aurait jamais menti et jamais sur une histoire comme ça... Il n'aurait jamais eu affaire à ce Doss sans que je ne sois au courant et au grand jamais, il n'aurait vendu notre fils, notre unique fils comme ça. C'était notre règle d'or : Ne jamais se mentir. Je finis de m'apprêter et je me laisse tomber sur mon lit encore un moment... Plusieurs vague de questions commence à me traverser l'esprit... Comment aurait-il pu perdre son boulot et je n'en ai pas été au courant ? Qu'est-ce qu'il a bien pu faire pour perdre ce boulot et depuis quand est ce que ce Doss l'aide et il y a autant de papier qui montre que le Doss lui a donné autant d'argent ? Je n'arriverai pas à trouver de solution, assise ici me dis-je !! Il faut que je me rende à son ancien service. Ils pourront mieux m'informer. Je refuse de laisser ce monsieur aux vilaines dents salir la mémoire d'Henri. Je laisse un petit message aux jumelles et je m'en vais... •••Maria••• Ce n'est plus aussi simple que ça l'était hier là. Ça cloche trop de voyager avec lui comme ça. Hier je me disais, ce sont les contraintes du métier mais là, ce n'est plus ce que je pense. Je suis assise depuis une demi heure entrain de prier pour qu'un miracle se réalise. Qu'ils ennulent ce voyage !!! Kelly fini ma valise et la traîne jusqu'à mon niveau. Elle: Hum j'espère juste que vous allez beaucoup plus travailler que... comment dire... que...comment je vais dire ça élégamment maintenant ? Je lui jette un regard mortel et elle s'arrête presque aussitôt en riant...Non mais il n'y a rien de drôle ! Au même moment, on toque à la porte et elle va ouvrir. Au bout de deux minutes, Esteban fait son entrée avec Kelly à sa suite... Lui: Tu es prête ? Je me lève pour toute réponse, tâchant de prendre la valise que Kel ma préparé. Esté se contente de se retourner vu que je suis prête et Kelly me prend dans ses bras un moment. On se dit les au revoir avec un peu d'amertume quand même. Lol je vais tout de même revenir d'ici quelques jours. Enfin ! Je pense comme ça pour me donner un peu de courage... Cinq minutes après... Nous rejoignons Yoan au portail et montons à bord de sa voiture pour l'aéroport...J'avoue que j'ai souvent rêvé de m'envoler dans l'aire à bord de cet engin mais... surtout pas avec un mec comme Esteban dans les parages. Et puis pourquoi il m'évite ?! C'est la dernière chose dont j'ai besoin en ce moment. Deux heures après... •••Yvonne••• Après ce qui me paraît une éternité d'attente on finit par m'informer que Thierry, l'ancien chef d'Henri, pouvait me recevoir. Quand même !!!! Si Henri était toujours en vie, je n'aurais même pas attendu cinq minutes avant qu'on ne me reçoive. Je peine tellement à comprendre les hommes autour de moi. Ce n'est que quand tu es présent ou qu'ils attendent quelque chose de toi, qu'ils t'aident, qu'ils t'accordent un brin d'importance.Mais ils ne se demandent jamais de qui ils auront besoin plus tard ??? Même Thierry ne me reconnais plus aujourd'hui alors qu'il y a encore un certains temps, il venait manger allègrement à la maison. Ses enfants venaient chercher les miens pour sortir.Nous étions comme une famille mais aujourd'hui ??? Henri est mort alors l'amitié à disparu avec lui. J'entre dans le bureau et je le retrouve derrière son bureau la tête dans un dossier. Lui: (sans lever la tête) Yvonne ! En quoi puis-je t'aider ? Un peu choquée par l'accueil mais je ne laisse rien paraître... Je m'assois dans le fauteuil qui lui fait face et seulement,il lève la tête. Moi: Excuse moi de te déranger mais j'ai quelques questions... Il ne répond pas. Je sors la photocopie de la lettre de renvoi qui était dans les papier que monsieur Yabo m'a déposé hier, le coeur battant, que je lui tend... Il le prend et jette à peine un coup d'oeil et le dépose... Lui: (soupire)Ah je suis vraiment désolée. À l'époque, je n'ai rien pu faire et j'avais tellement honte pour ça que je n'ai pas osé revenir chez vous ! Moi: (m'emportant)Vous blaguer ? Mon mari sortait chaque matin pour aller à son service,je veux dire pour venir ici... Il recevait chaque fin du mois, son salaire que vous lui envoyer !!!! Ce n'est tout de même pas possible ! Thierry: (se moquant) Henri a arrêté de venir ici,il y avait déjà un an avant son décès. Les tremblements de mes membres que j'essayais de contrôler jusque là n'arrivent plus à rester contenus... Moi: Mais... mais si c'est comme ça, où est ce qu'il allait chaque matin en quittant la maison ? Et où trouvait-il autant d'argent qu'il ramenait à la maison ? Lui: Aucune idée ! Bon je dois vous quitter, j'ai une réunion tout à l'heure... Je comprend qu'il me congédiait et je me lève malgré moi pour sortir de ce bureau qui devenait d'ailleurs insupportable pour moi... Une fois dehors, je m'engage dans la rue, les mots de Thierry résonnant encore et encore dans ma tête... Ce Doss disait la vérité ? Ou c'est un coup monté ? Mais les papiers prouvent bien que non... Je suis complètement perdue... Comment Henri à pu me faire une chose pareille ? Combien d'affaires m'a-t-il caché en plus de celui ci ? Je me sens trahis. Il me chantait chaque jour qu'il n'y a aucuns secret entre nous... Comment est ce qu'il a pu ? Ou... il voyait une autre femme ? Quelques heures après... •••Doss••• Je l'ai dis, j'ai un oeil dans chaque coin de cette ville et comme promis hier, je viens d'arriver chez les Tale puisque la veuve à déjà été se renseigner alors,il faut qu'elle puisse rapidement se décider. Je sonne et au bout de quelques instants, une jeune demoiselle vient m'ouvrir... Ah les fameuses jumelles !!!Je m'en lèche même la bouche en imaginant tout ce qu'on pourra faire ensemble... Elle: Bonsoir. Que puis-je pour vous monsieur ? Moi: (lui tendant la main) bonsoir jolie demoiselle, je suis monsieur Yabo et je viens voir Yvonne... Elle laisse ma main tendue et me regarde bizarrement du bas vers le haut avant de croiser les bras. Elle: (autoritaire) Je préfère Madame Tale à Yvonne.Et non, elle n'est pas à la maison. Moi: (amusé) je peux entrer ? Au même moment, j'entends un cris d'admiration qui provient de la maison...Je finis par distinguer une deuxième figure identique à celle qui m'a ouvert quelques instants plus tôt... Elle: Jess, t'as vu cette caisse ? La première: Tess stp boucle là, Esté à aussi une p****n de voiture... Une, bien plus piquant que celle là ! J'ignore la remarque... Moi: Elle vous plaît ? Ce n'est que maintenant qu'elle remarque ma présence. Je lui tend la main qu'elle serre chaleureusement tout en se présentant. Sa soeur est hébétée. Eh ben, celle ci me sera facile à me faire. La première à déjà beaucoup trop de caractère,je la réserve pour plus tard. Je règle mes problèmes avec patience. Elles finissent par me faire entrer et Tess s'installe avec moi malgré les histoires que raconte l'autre... Nous engageons une longue discussion sur les voitures. Des heurs après... •••Esteban••• Après ce qui me paraît une éternité, notre avion finit par attérir à l'aéroport international de Dakar. Il y a longtemps que je suis venu ici. La dernière fois, c'était aussi pour le travail, sauf qu'il n'y avait pas de jeune demoiselle rebelle mais Yoan. Nous passons remplir les formalités pour l'arrivée et 30 minutes âpres, nous voici en route pour trouver un hôtel. Bizarrement, on ne nous a même pas réservé des chambres. Mais c'est quoi ces histoires ? Comment on peut faire déplacer les gens et ne même pas songer à leurs hébergement ? D'accord c'était un voyage imprévu mais il suffisait au patron de passer un coup de fil et on ne serait pas entrain de se perdre ici pour trouver où dormir. Ce qui est bizarre, il a eu l'amabilité de nous envoyer un chauffeur. Génial !!! C'est à croire qu'il veut qu'on dorme dans la voiture. Un chauffeur mais pas de chambre, c'est vraiment à se plaindre j'imagine ! La voiture s'arrête et je reprends aussitôt mes esprits. Je jette un coup d'oeil à Maria qui est maintenant, profondément endormie. Il était temps. Il va faire jour bientôt. Chauffeur: Croisons les doigts pour que ceux ci ait au moins une chambre . Il descend vérifier et moi j'appel le patron. 10 minutes après... Lui: (entrant dans la voiture)C'est le dernier hôtel proche pour vous faciliter la vie entres les vas et viens pour ''Bourgot ''mais... il ne reste qu'une seule chambre. Moi: Mais on fait comment alors ? Lui: (se moquant)vous n'avez qu'à la partager.(riant) Vous dormirai par terre et la dame, dans le seul lit c'est simple. C'est aussi ça, être galant. Je commence sérieusement à perdre mon sang froid là. Même chez moi, je ne dors pas par terre, ce n'est pas dans un hôtel que je ferai ça. Ce chauffeur ne respecte rien apparemment avec la manière dont il conçoit la chose. C'est dans ces genres de moments que je trouve que quand c'était Yoan qui travaillait avec moi, c'était un peu mieux. Ça avait été lui, on aurait pris la seule chambre sans aucun problème. Moi: Je vais faire autant de kilomètres pour venir travailler pour quelqu'un et je vais dormir par terre ? Déjà j'ai la tête de quelqu'un qui dort par terre moi ? Lui: Vous n'avez qu'à appeler le boss. Moi, chez moi, je dors sur une natte. On fait avec et les moyens dont on dispose. Vous le connaissez bien, vous vous débrouillez ou vous pouvez déjà prendre vos dispositions pour le chômage. Appelez le !! Bien sûr que je vais appeler le boss. Tout à l'heure, il n'a trouvé rien de concret à dire à part qu'il est désolé et qu'avec la situation, que j'ignore bien sûr, et qu'à cause de comment les choses se déroulent ici depuis son arrivée , qu'il a complètement zappé.Non mais !!! Franchement, je considère ça comme un manque de respect. Ce n'est pas parceque je suis employé que je dois être domestiqué. J'adore mon boulot, mais déjà c'est de l'esclavage de venir travailler en congé alors dormir par terre, je ne trouve même pas comment qualifier ça... La dernière fois, c'était problème pour le déplacement. Cette fois, c'est où être hébergé. Vraiment une honte pour lui mais bien évidemment que le petit comptable ne dit jamais rien. Mon père l'a déjà connu et c'est un peu comme un oncle alors, j'y peux quoi ? Je compose le numéro mais personne ne répond. Chauffeur: (empressé) on fait quoi maintenant ? Moi: (sur les nerfs) Vous me demandez ? Montez nos valises et si vous retournez à ''Bourgot'', merci de bien vouloir informer (articulant syllabe par syllabe) LE PATRON que je dors par terre ici et que je peux retourner chez moi si je le décide, sans son consentement. (sans me contrôler)Dans tout les cas, c'est lui qui a besoin de MES services ! Il se moque, en riant et commence à monter les valises. Maria se réveille au même moment. Elle: (encore fatiguée) Il fait quelle heure ? On a toujours pas trouvé où dormir ? j'ai des courbatures moi. Je prend mon courage à deux mains pour lui expliquer comment les choses vont se passer. Moi: On en a trouvé une seule. Elle: Comment on va faire alors ? Moi: Y'a pas une autre solution, nous allons la partager jusqu'à demain et moi je vais me trouver un autre hôtel. Elle: (faisant de gros yeux) Pas question ! Bien sûr que tu ne dormiras pas dans la même chambre que moi. Moi: (lasse) Okay okay, je vais dormir dans la voiture. Je suis fatigué déjà d'ailleurs, je ne veux pas d'histoire pitié ! Ma colère contre monsieur PIERRE ne fait que se raviver ! Qu'est ce qui m'a pris de venir dans ce pays ? Mais quand j'y pense, j'aurais perdu mon job si j'avais dit quoi que ce soit qui n'allait pas dans le même sens que le patron. Le chauffeur revient au bout de cinq minutes et je lui demande de me ramener ma valise. Maria: (visiblement inquiète)Euh... Tu ne veux pas chercher un autre hôtel ? Moi: J'ai cherché mais rien. Ne t'inquiète pas, je vais dormir ici, ce n'est pas encore grave. Elle reste silencieuse un moment avant de finir par soupiré désespérément. Elle: (partant)ça va, ça va, tu peux venir mais tu dors par terre ! Je souris juste pour toute réponse. Je ne comptais pas dormir avec qu'elle. Elle risque de me tuer avant même le jour, j'imagine ! Elle s'arrête encore sur le seuil. Elle: (Calmement au chauffeur)De grâce, dite au patron, de ma part, que ses travailleurs l'aident et ne sont pas ses esclaves. En tout cas pas moi Maria. Je ne suis l'esclave de personne. Même pas le président de la république, même pas celui de l'Amérique ou je ne sais quoi. Merci. Franchement j'adore son calme. Néanmoins, tout comme elle peut être calme, elle peut te rendre la vie difficile. Elle tourne les talons et je Je la suit à mon tour... Quand même, j'espère que Fred, le chauffeur, ne va pas raconté tout ça. Quelques heures après... •••Maria••• Je n'arrive plus à dormir rien qu'à l'idée qu' Esteban est dans cette chambre et coucher sur un simple drap à terre à côté de ce lit. C'est bien la première fois que j'assiste à ça et je me demande si son patron à l'habitude de le traiter comme ça. Moi, me connaissant, j'aurais déjà démissionner. D'ailleurs à notre retour, il va falloir que je discute clairement avec le soit disant patron. On ne peut même pas raconter ça à quelqu'un, on ne nous croirait pas. Je me lève discrètement pour l'observer un moment et j'avoue que j'avais jamais rencontré un homme comme ça. Qui a toutes les qualités en même temps, ce n'est pas croyable !Je jette un coup d'oeil à la montre et il sera 6h du matin dans quelques heures... Je reconcentre mon attention sur Estéban qui dort et... je me rend compte que je pourrais faire ça toute une éternité sans m'en lassé. Il est encore plus beau avec les traits de son visage que je n'arrive pas à déchiffrer. J'en suis certaine maintenant, je suis tombée amoureuse de lui. Je me suis prise à mon propre piège, j'ai joué à un jeu dangereux et maintenant je suis devenu victime moi même. J'ai beau essayer de ne pas en arriver là mais je n'en peux plus... Il me rend folle. Contre toute attente, il ouvre un à un les yeux. Je me sens comme prise en flagrant délit... Lui: (surpris) Ça va ? Moi: Je... Bien sûr, ça va... Il se met assis... Lui: (arrangeant le drap)Tu devrais te reposer parce qu'on aura assez de tracas demain... Moi: Oui... Il ne dit rien et je me recouche mais... ce maudit sommeil n'est pas prêt d'arriver. Une idée pas très saine me passe rapidement par la tête. J'essaie mais je n'y résiste pas... Je me remet assis et lui,venait de finir de consulter son téléphone. Je prend mon courage à deux mains. Moi: Tu sais, tu... tu peux venir dormir ici... Lui: (perdu) tu veux dire... (hésitant) à côté de toi ? Moi: (sans réfléchir) oui... Je ne lui laisse pas le temps de répondre avant de me recoucher. Après cinq minutes, j'ai arrêté d'y croire mais au même moment, je sens la couverture se soulevé dans mon dos et au bout d'une minute, c'est le souffle d'une autre personne que je sens dans ma nuque. Lui: J'avais jamais imaginé ça, même dans mes plus beaux rêves... Je ne réponds rien mais ça va être une lutte acharnée pour dormir maintenant. J'essaie de me réajusté pour me sentir à l'aise mais ça ne vient pas. Pourtant, je veux qu'il reste là. Après deux minutes à me battre, Je sens son bras m'entourer et au bout de quelques instants, il me serre fortement contre lui désormais. Je peux sentir son membre durcit contre moi, ce qui me donne des frissons un moment... Je me sens honteuse mais mon corps et mon coeur s'en foutent apparemment. Comment suis-je arrivé là ? Esteban: Ça va ? J'essaie juste de faire oui de la tête. Lui: (d'un air moqueur)Si on m'avait dit que ma petite rebelle serait aussi sensible au point d'avoir pitié de moi qui dort par terre, je te jure que j'aurais jamais cru. La partie qui dit ''ma rebelle '' reste coincée dans ma tête. Je souris en réponse. Moi non plus je n'imaginais pas venir à cette extrémité mais ce soir c'est plus fort que moi. J'y arrive pas... Il n'ajoute plus rien et petit à petit le sommeil prend le dessus, je ne me l'interdit pas puis au bout d'un moment, je plonge dans un univers merveilleux. Ce soir je ne rêverai pas de l'accident qui m'a arraché ma famille comme pratiquement tous les soirs, je rêverai plutôt de moi et de mon prince charmant bien loin du monde ordinaire,ce n'est pas sûr que demain je revive ce que j'ai vécu ce soir. •••Esteban••• Si c'est un rêve alors je ne voudrais pas être réveillé. J'avais imaginé, dès le départ, que ce voyage allait être la plus merdique que je ferai mais je ne l'oublierai pas de si tôt. Tout est clair maintenant, je ne suis un pauvre amoureux désespéré. Elle a aussi des sentiments pour moi. À quelque chose, le fait qu'on ait pas trouver d'hôtel à deux chambres libre, est aussi bon. Très bon pour moi en tout cas .Je prend sur moi pour calmer tous mes sens qui sont maintenant réveillé. Je dois rester maître de moi. Si c'était dans d'autres circonstances, j'imagine ce que j'aurais fait mais... il faut que je reste calme au risque de tout gâcher. Il le faut vraiment. Le lendemain... •••Kelly••• J'ai attéri chez moi hier après que Yoan ait déposé les Tale chez elles. Ah !J'espérais me détendre un moment avant de reprendre le travail mais apparemment, il n'y aura pas de détente. Maria n'est même pas là. Eh ben, bonne arrivée la solitude! Je vais mourir d'ennui, c'est sûr. Je vais me chercher un verre d'eau à la cuisine avant de revenir à mon ordinateur au salon. Je peux au moins me faire un film. Je pose mes fesses et simultanément, quelqu'un toque à la porte. J'essaie d'ignorer mais la personne est insistante.Je vais ouvrir mais à peine je découvre mon visiteur qu'il m'immobilise et me passe un torchon aux narines. J'essaie de me débattre mais il a l'air costaud. m***e ! Je me sens endormie peu à peu puis... Quelques heures après... Je viens de me réveiller,ma vue est encore un peu brouillée. Après trois minutes environ, j'arrive à distinguer l'endroit où je suis. Un lit, une chambre joliment peint et... toutes sortes de tableaux qui doivent coûter une bonne fortune accrochés au mur... Ma tête ! Qu'est ce que je fou ici ? Je réussi à me mettre assise et maintenant que je vois tout ce qui reste dans la chambre, j'en ai la salive à la bouche. Ou suis-je ? N'empêche que celui à qui cet endroit est doit être immensément riche... Mais je me rappelle aussitôt que j'ai été kidnappé ! Mes battements cardiaque s'accélèrent d'un coup et avant même de m'en rendre compte, je pleure déjà. Je veux crier mais ce n'est pas une bonne idée. J'essaie de réfléchir rapidement mais au même moment une vielle mère entre, habillée d'une robe de servante avec un tablier et un plateau à la main... Elle: Le patron à demander que je vous sert votre déjeuné... Aussitôt dit , elle se retourne. Mais comment elle peut partir comme si de rien n'était ? Moi: (la suppliant)Madame... vous savez par hasard, ce que je fais ici ? Elle: Nous ne parlons pas aux invités du maître. Une fois la phrase finit, elle sort. Je me précipite à sa suite mais je remarque à regret que c'est bloqué à clef.. J'aurais dû profiter quand elle était encore à l'intérieur. Maintenant il n'y a même pas de fenêtre... Je me laisse tomber sur le lit. Je vais mourir et d'une manière qui ne m'était jamais passé à l'esprit... C'est sûr qu'il vont faire ça comme dans les films. Peut être me v****r et après,me torturer jusqu'à ma mort. Mais je n'ai pas de problème avec quelqu'un... Maria vient à mon secours ! Un bruit de clés se fait entendre dans la serrure et je me relève,sur la défensive, prête à tenter de m'enfuir. La porte finit par s'ouvrir et un jeune monsieur entre premièrement. À sa suite, un autre monsieur qui... Oh mon Dieu ! Ce n'est pas possible! J'hallucine sûrement... m***e ! Je vois maintenant des choses ou quoi !! Lui: Kelly... Moi: (à moi même)Je rêve même éveillée... La fatigue ! Oui ça doit être ça ! Ou je deviens myope ? Lui: Tu ne rêve pas... Moi: (le coeur battant)pa...pa... papa ??? Papa c'est toi ?
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