Saturday Night Fever, François HARRAY

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Saturday Night FeverFrançois Harray Je ne vois que mes pattes d’eph et mes bottes en faux croco blinquantes. Ces dernières martèlent le sol avec la fierté invincible de la jeunesse. J’ai de la peine à les suivre. La musique des Bee Gees scande mes pas. Ils sont enjoués comme le disco. Le solo de guitare s’emballe. Moi aussi. J’arrive à la place De Brouckère. Je ne suis plus qu’à quelques mètres de L’Eldorado. C’est LE jour de ma vie. Du haut de mes quinze ans, je vais visionner Saturday night fever. Sébastien m’attend dans la salle africaine. Je l’embrasse dans le cou. Je ne regarde même pas si quelqu’un nous observe. Je m’en contrefous. C’est notre instant de grâce. Je le sais. Rien ne peut nous arriver. Personne ne pourra plus nous empêcher de voler la Mustang rouge 69 de son père et

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