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1289 Mots

L’abbé Faujas restait impassible, laissant passer ce flot de paroles ardentes. – Il n’y a rien, il n’y a rien ! continua-t-elle avec emportement ; alors vous m’avez trompée Vous m’avez promis le ciel, en bas, sur la terrasse, par ces soirées pleines d’étoiles. Moi, j’ai accepté. Je me suis vendue, je me suis livrée. J’étais folle, dans ces premières tendresses de la prière… Aujourd’hui, le marché ne tient plus ; j’entends rentrer dans mon coin, retrouver ma vie calme. Je mettrai tout le monde à la porte, j’arrangerai la maison, je raccommoderai le linge à ma place accoutumée, sur la terrasse… Oui, j’aimais à raccommoder le linge. La couture ne me fatiguait pas… Et je veux que Désirée soit à côté de moi, sur son petit banc ; elle riait, elle faisait des poupées, la chère innocente… Elle é

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