Arrivé là, le moins qu'on puisse dire est que Coelio fut surpris. Avec quelques tapis, des poufs, des sofas, des rideaux brodés et des lampes de cuivre, on avait donné à la pièce une allure à l’indienne les plus authentiques, malgré les quelques meubles issus des venu de France ( mais de rotin et de bambou ) qui y restaient. C'était déjà assez étrange pour Coelio. Mais après tout , chacun peut avoir un jour ou l'autre la fantaisie de changer son ameublement. Seulement il faut se représenter, pour couronner le tout, qu'une sculpture semblable à celle que Coelio avait vue chez le vieux Fernando, elle trônait au fond, sur un socle de bois, contre une tenture, éclairée d'en dessous par deux petites lampes de pierre qui projetaient des ombres fantastiques le long de cette grosse pine de marbre.


