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1971 Mots
Perla Quelques temps plus tard. Je regarde par les fenêtres ayant les pensées mélangées. Plus je réfléchis puis je me dis que ça va faire deux ans qu’il est enfermé, enfin ça va faire bientôt deux ans mais c’est déjà beaucoup. Il tient le coup à fond mais je sais très bien que cette vie ne lui correspond pas. Je ne peux pas faire plus pour l’instant, je peux faire que le minimum. Mais au moins déjà, je fais quelque chose pour lui, je veux pas lui servira rien, je veux pas qu’il se dit que sa femme mais une inutile, c’est pas le cas, je suis utile et je vais essayer de tout faire pour le faire sortir avec l’avocat. Évidemment maintenant qu’il a changé d’avocat, j’ai l’impression que le travail va être plus sérieux, pour l’autre avocat, c’est possible qu’il soit jugé dans quelques temps parce que ce n’est pas la première fois qu’une femme porte plainte contre lui, heureusement d’ailleurs, sinon il n’aurait rien du tout, j’espère qu’il va énormément souffrir et qu’ils vont l’enfermer, j’espère réellement. J’avoue que quand j’ai appris la nouvelle, j’ai été énormément contente, j’espère que justice serait faite, qu’il ne va pas s’en sortir. Là je dois aller le voir, il est toujours aussi beau qu’avant, il n’a pas de cernes ni quelque chose qui montre qu’il est fatigué mais je le vois bien dans son regard, il est fatigué et il en a marre, mais je le comprends tout à fait, il n’aime pas la prison, qui aime ça de toute façon ? On veut tous notre liberté, hélas, il n’a pas de liberté. J’ai de la chance de pouvoir le voir une fois par semaine, c’est quand même beaucoup je trouve parce que normalement ce n’est pas comme ça, j’ai dû galérer à demander pour le voir une fois par semaine, au début on ne voulait pas du tout mais maintenant ça va. Il a pas besoin de me montrer son amour pour moi, je sais déjà qu’il m’aime à fond est-ce que ses sentiments n’ont pas changé, mais lui par contre, il a besoin de mon amour pour survivre, il survit déjà assez mais il en a besoin de plus, il n’a pas que besoin de mon amour aussi, il a aussi besoin de celui de sa mère, son père, son frère et même mon père. Évidemment ils viennent le voir, mais jamais en même tant que moi, c’est toujours un par un pour profiter à fond de lui. Je prends mes affaires et entre dans sa voiture, depuis qu’il n’est pas là, j’utilise ses parfums parce que son ancienne odeur me manque, après il ne sent pas du tout mauvais, mais j’ai besoin de l’autre odeur et pas de celle de la prison. Il me manque, c’est la première fois que je suis autant en manque de lui, quand je le vois je n’ai plus envie de le quitter mais les règles sont les règles, déjà que j’ai un petit privilège, je ne peux pas profiter de ça pour demander de rester avec lui plus longtemps. Quand je rentre dans la prison, le gardien me fait un signe comme toujours, je le suis là ou et notre salle pour parler, si je dis que j’ai du privilège, c’est parce que je peux profiter de lui sans qu’il y a un quart d’heure dans la salle, c’est vraiment cool ça et je n’ai rien payer pour ça. Gardien : Il sait pas que j’avais quelqu’un, enfin un prisonnier l’a taper. Moi : Est-ce qu’il va bien ? Gardien : Ouais il va bien, il réagit très bien, il ne s’est pas battu, il s’est laissé faire. Moi : Mais pourquoi ? Il aurait du se mettre avec lui vu que c’est lui qui ne l’a pas cherché. Gardien : Il est très calme, et les prisonniers n’aiment pas ça, ils essayent de le chercher mais il reste toujours calme pour ne pas s’attirer des problèmes, ça doit être ça qui a déclenché la bagarre. Il se retient, j’espère qu’il ne va pas craquer avant, il faut qu’il tient encore un tout petit peu. Moi : J’ai peur pour lui, j’ai peur qu’il craque. Gardien : Il risque de sortir plutôt vu son comportement exemplaire, les bêtises qu’il a fait dans le passer peuvent être oublié même s’ils sont assez grave, il a arrêté avant son arrestation enfin c’est ce qu’il a dit en tout cas et j’espère pour lui. Moi : Oui c’est vrai, là où la police est venue le chercher, c’était la soirée avec son équipe de leur fin. Gardien : J’espère, *il m’ouvre la porte* il est déjà là. Quand je rentre et qu’il me regarde, je vois son œil gonflé ce qui m’a mis les larmes aux yeux. Moi : Mon bébé… Je m’approche de lui et prend son visage entre mes mains. Altaïr : Je résiste bien hein *il me fait un sourire* t’es fière de moi ? Je fond en larme en m’asseyant sur lui, toujours quand je viens ici je pleure, je suis devenu très sensible mais c’est pas grave, il faut bien que je lâche mes émotions. Moi : Oui je suis fière de toi, mais je veux pas qu’on te fait du mal. Altaïr : Ils pensent qu’ils sont plus fort que mais c’est pas grave. Toi tu sais que je suis pas un faible. Moi : Je le sais, c’est bien continue comme ça. Il me serre dans ses bras en même temps qu’il caresse ma main. Altaïr : Tu m’as manqué c’était dur cette semaine. Moi : À cause des hommes qui cherchent la bagarre avec toi ? Altaïr : Ouais, là j’arrive à résister, mais ça va être combien de temps ? Tu sais très bien que je n’ai pas de patience de base, mais là c’est en train de me monter à la tête. Moi : S’il te plaît, résiste encore un peu, Je sais que je te dis toujours ça, mais s’il te plaît n’aggrave pas ton cas. Altaïr : Je le fais pour toi *il me regarde dans les yeux* j’ai pas envie que tu sois déçu de moi. Je ne dis rien en fermant les yeux, j’espère qu’il pense pas que je suis déçu de lui parce qu’il est en prison, c’est vrai que je ne voulais pas que ça arrive mais maintenant que c’est arrivé, on n’y peut rien du tout pour ça, mais ça ne veut pas dire non plus que je suis déçu de lui, je ne suis pas déçu de lui, alors pas du tout. Altaïr : Toi tu peux résister ? Moi : Bien sûr que oui ! C’est plus compliqué pour toi que c’est compliqué pour moi. Altaïr : Je sais. Moi : Je suis là, si tu as besoin de quelque chose tu peux m’appeler tu sais très bien que tu as droit à un appel par semaine. Altaïr : J’appelle ma mère. C’est vrai que cette appel par semaine est destiné à sa mère, je suis heureux qu’ils appellent souvent, moi qui travaille avec elle, elle est énormément contente même si au début elle ne voulait pas recevoir cet appel et qu’elle voulait que ce soit moi qui l’appelle, j’ai de la chance de m’entendre très bien avec elle. Moi : Continue comme ça, c’est parfait. Il me fait un grand sourire en m’approchant ses lèvres des miennes. Altaïr : C’est pour ça que je suis un résistant, je veux que tu me complimentes encore. Je rigole en collant mes lèvres contre les siennes. Je ferme les yeux pour le savourer quelques secondes avant de les retirer. Moi : Dis-toi juste qu’à la fin, tu vas sortir d’ici, donc il faut pas que tu fasses de bêtises. Il hoche la tête. Moi : Je sais que c’est compliqué pour toi, c’est pas la vie qui te convient mais à la fin tu seras dans notre lit en train de dormir comme un gros bébé. Altaïr : Ou en train de te b****r dessus. Je le regarde puis caresse ses cheveux. Moi : On verra pour ça, pour l’instant il faut que tu sortes d’ici sans avoir craqué une seule fois. Altaïr : Et si je craque ? Moi : Bah… Je sais pas, tu aurais fait tous ces efforts pour rien du tout et c’est vrai que ça me ferait chié mais bon je te comprendrai aussi d’un autre côté parce que tu résistes depuis un an et demi et ça va bientôt faire deux ans. Je détourne le regard, je n’ai réellement pas envie que ça arrive, j’ai envie que tous les procès se passe bien pour lui , pour l’ instant son avocat m’a dit qu’il s’en sort très bien et ça continue comme ça, dans quelques mois il est libre mais il faut encore voir ça, je veux pas qu’il me donne de petit espoir c’est pour ça que je ne le dis pas à mon mari pour l’instant, je veux être sûre et certaine. Altaïr : C’est dur toi-même tu le sais, mais tranquille, je résiste. Moi : Je sais que c’est dur pour toi, c’est pour ça que je suis encore plus fière. J’embrasse son front. Moi : Quand tu vas sortir, ça va être incroyable *je lui souris* tu verras, on va un moment ensemble en dehors de la maison et quand on va rentrer je… Altaïr : *en me coupant* Je vais te b****r de tous les côtés. J’explose de rire en même temps qu’il souriait. Moi : D’accord, on ferait ça. Altaïr : On peut le faire maintenant aussi tu sais ? Moi : Je crois pas, mais c’est vrai que me prendre sur la table aurait été pas mal. Altaïr : Ouais ça aurait été pas mal. Son sourire triste me brisait le cœur, il en a envie et ça aussi il résiste, c’est en le voyant comme ça que je comprends que la prison n’est pas facile, je le savais déjà mais je n’ai jamais connu quelqu’un qui est allé en prison, mais mon père qui a failli y aller ne peu pas m’en dire plus parce qu’il ne connaît pas vraiment la situation là-bas. On voit des documentaires et tout mais tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas comprendre la douleur des prisonniers, surtout de ceux qui résistent à fond pour ne pas montrer leur côté sombre, je suis fière de lui quoi qu’il arrive, je suis réellement fière d’avoir cet homme comme mari. Moi : Mais c’est pas ça le plus important, là il faut déjà que tu sortes pour parler de sexe. Il hoche la tête ce qui me fait sourire. Moi : Tu vas te voir rester ici encore un peu de temps, je suis en train de tout faire avec ton nouveau avocat pour te faire sortir de ici, heureusement que tu as un bon comportement, ça favorise ta libération donc ça me rassure. Altaïr : Je vais être en bout jusqu’au bout, t’inquiète pas. Je hoche la tête en souriant, il me serre contre lui puis m’embrasse la joue. Moi : En fait depuis que tu es enfermé ici, je voulais te demander ça mais je te l’ai jamais demandé, tu veux que je vienne plus de fois ? Je peux venir te voir le mercredi aussi si tu veux, ça va être un peu compliqué avec le travail mais je vais essayer de m’arranger. Il secoue la tête en prenant mon visage entre ses mains, il me rapproche de lui et embrasse mes lèvres tout en me serrant plus contre lui comme si je n’étais pas assez serré. C’est incroyable, l’amour est incroyable quand il est intense et fort comme le notre. Perla.
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