LETTRE CXLVIII

433 Mots

LETTRE CXLVIIILE CHEVALIER DANCENY À LA MARQUISE DE MERTEUIL Ô vous, que j'aime! ô toi, que j'adore! ô vous, qui avez commencé mon bonheur! ô toi, qui las comblé! Amie sensible, tendre Amante, pourquoi le souvenir de ta douleur vient-il troubler le charme que j'éprouve? Ah! Madame, calmez-vous, c'est l'amitié qui vous le demande. Ô mon amie, sois heureuse, c'est la prière de l'amour. Hé! quels reproches avez-vous donc à vous faire? Croyez-moi, votre délicatesse vous abuse. Les regrets qu'elle vous cause, les torts dont elle m'accuse, sont également illusoires; et je sens dans mon coeur qu'il n'y a eu entre nous deux d'autre séducteur que l'amour. Ne crains donc plus de te livrer aux sentiments que tu inspires, de te laisser pénétrer de tous les feux que tu fais naître. Quoi! Pour avo

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