LETTRE CLVICÉCILE VOLANGES AU CHEVALIER DANCENY (Jointe à la précédente. ) Comment se fait-il, mon cher ami, que je cesse de vous voir, quand je ne cesse pas de le désirer? n'en avez-vous plus autant d'envie que moi? Ah! c'est bien à présent que je suis triste! plus triste que quand nous étions séparés tout à fait. Le chagrin que j'éprouvais par les autres, c'est à présent de vous qu'il me vient, et cela fait bien plus de mal. Depuis quelques jours, Maman n'est jamais chez elle, vous le savez bien; et j'espérais que vous essaieriez de profiter de ce temps de liberté: mais vous ne songez seulement pas à moi; je suis bien malheureuse! Vous me disiez tant que c'était moi qui aimais le moins! Je savais bien le contraire, et en voilà bien la preuve. Si vous étiez venu pour me voir, vous m'au


