Gabrielle Nous étions maintenant samedi. Les gamines n’avaient pas tenu en place de toute la semaine. Elles étaient impatientes de leur sortie avec leur père et, de mon côté, j’étais soulagée que Monsieur Koffi ait trouvé un peu plus de temps à leur consacrer. Après notre entrevue en début de semaine, je m’étais efforcée de garder mes distances, répondant à ses demandes avec politesse, mais en évitant de m’attarder. Pourtant, chaque fois que je croisais son regard, une étrange nervosité me gagnait. Nathalie s’était montrée simplement polie avec moi, rien de plus… Ses sœurs, en revanche, étaient nettement plus ouvertes. Ce n’était pas encore l’entente parfaite, mais je voyais bien qu’elles commençaient peu à peu à s’ouvrir à moi. Ce frêle progrès, même timide, me réchauffait le cœur. J’


