Ce soir-là, dans sa petite chambre, Irène est très excitée. Elle a ouvert la boîte de laque et trouvé une liasse de vieilles lettres, reliées par un fil de raphia. Une fine bague d’or, usée, ornée d’un petit grenat, est également rattachée au fil. Elle ne regarde pas le contenu des lettres. Elle connaît et lit le catalan, ce n’est pas cela qui la retient. Mais elle ne sait pas encore qui, de l’apprentie historienne ou de la femme en elle, les lirait. Elle se sent devant un dilemme : doit-elle, après tant d’années, lire ces lettres ? Comment, du reste, accomplir la promesse faite à la vieille Léonie ? Doit-elle considérer comme une merveilleuse opportunité leur découverte ? Ses recherches en seront tellement facilitées… N’est-elle pas en plein dans son sujet ? Comme d’habitude quand elle


