Désireuse de s’imprégner du paysage sans lequel, pense Irène, on ne saurait comprendre les gens qui l’habitent, elle prend l’habitude de s’en aller, sur son vélo, au hasard des chemins, le long des jardins enclos dans des haies de cyprès, de roseaux ou de peupliers. Elles laisse son regard errer dans le feuillage ombreux des platanes immenses, attentive au vol des oiseaux, à leurs chants. Les jours raccourcissent, l’automne naît. L’herbe, après les premières pluies, reverdit sur les talus. Les feuilles des arbres et des vignes se tachent de couleurs chaudes. Après avoir lu et travaillé des heures, la nuque raidie et les mains gourdes, Irène se promène dans les rues d’Elne. La nuit n’est pas encore tombée, mais les maisons sont éclairées. Elle distingue les intérieurs, surprend les gens d


