Manger Dieu, Laurent DEMOULIN

2692 Mots

Manger Dieu Laurent Demoulin Si quelque chose est dit sur la nature, alors ce n’est déjà plus la nature Ch’eng Hao (1032-1085) En ce temps-là, l’homme ne mourait pas à cause de l’homme, mais dans les mains de la Nature : le feu, le froid, l’obscurité, la faim, la vieillesse, les maladies indomptables et, surtout, les bêtes sauvages tuaient beaucoup plus souvent que la guerre. Aussi l’animal-qui-parlait considérait-il tout simplement la Nature comme un ennemi mortel. Mais il refusait de se l’avouer, car son but suprême était d’être aimé des dieux. Et même les plus vieux sages étaient incapables de dire quelle différence séparait le mot « divinité » du mot « Nature » : y en avait-il seulement une ? Trop longtemps nous avons courbé l’échine, Trop longtemps nous avons chanté « Amen »,

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