– Je vous remercie bien, dit la marchande de beurre. Allez ! si je suis jamais riche, je vous récompenserai. Mais la vieille ne s’en allait pas. Elle prit un bondon, le retourna, le remit sur la table de marbre. Puis, elle demanda combien ça coûtait. – Pour moi ? ajouta-t-elle avec un sourire. – Pour vous, rien, répondit madame Lecœur. Je vous le donne. Et elle répéta : – Ah ! si j’étais riche ! Alors, mademoiselle Saget lui dit que ça viendrait un jour. Le bondon avait déjà disparu dans le cabas. La marchande de beurre redescendit à la cave, tandis que la vieille demoiselle reconduisait la Sarriette jusqu’à sa boutique. Là, elles causèrent un instant de monsieur Jules. Les fruits, autour d’elles, avaient leur odeur fraîche de printemps. – Ça sent meilleur chez vous que chez votre t


