Dans son empressement Heidi accéléra le pas pour gravir le dernier bout du sentier ; dès qu’ils furent en haut, elle lâcha la main du grand-père et entra en courant dans le chalet. Le Vieux déposa à terre la corbeille dans laquelle il avait jeté pêle-mêle la moitié du contenu de la malle qu’il aurait été trop difficile de monter. Puis il s’assit tout pensif sur le banc devant la maison. Heidi reparut bientôt, son grand livre sous le bras. – Oh ! tu es déjà assis, grand-père, tant mieux ! dit-elle ; d’un bond elle s’installa à ses côtés et n’eut pas besoin de chercher l’histoire, car elle l’avait lue et relue si souvent que le livre s’ouvrait de lui-même à cette place. Elle commença alors, en s’absorbant de plus en plus dans sa lecture, l’histoire du fils qui était très heureux chez lui


