XIAvril et mai passèrent, juin arriva, et la santé de Germain ne s’améliorait toujours pas. Le médecin semblait soucieux, il fronçait ses gros sourcils broussailleux en sortant de la chambre du jeune homme, et disait à M. Douvre, son ancien camarade de lycée : – Vois-tu, mon vieux, il y a quelque chose qui cloche fortement, dans cet organisme-là. Peut-être une secousse morale – un grand bonheur, par exemple, une émotion heureuse – l’aiderait-elle à réagir. Il paraît avoir un souci, ce garçon-là. Tu n’as pas idée de ce que c’est ? – Ma foi non ! répondait le brave Théodore qui ne comptait pas au nombre de ses facultés celle de l’observation. Il s’ennuie, voilà tout, et c’est bien naturel. Il rapporta à sa femme les paroles du docteur, en ajoutant : – N’est-ce pas que c’est seulement l’e


