XIIILes rayons d’un brûlant soleil d’été entraient dans le grand salon de la Closerie où Valéry se trouvait seul au retour de l’enterrement de Mme Reybard. Sa cousine était morte trois jours auparavant, en lui léguant toute sa fortune au détriment de Mme Hornier qu’elle ne pouvait souffrir. Ce matin, il venait de suivre, seul de la famille, le convoi funèbre de sa parente... Parmi ceux qui défilaient ensuite devant lui, il avait reconnu M. et Mme Douvre. Leur vue lui rappelait ses brèves fiançailles, ces quelques jours passés dans le petit pays angevin, ces visites quotidiennes à la Bordière... Avait-il jamais complètement oublié tout cela ? Peut-être, dans l’espérance que lui donnait l’éducation morale d’Estelle, le souvenir de ce passé si court s’était-il évanoui, très estompé tout au


