XXIXDevant le Comptoir Rennais, il ne se passait rien. Rien du tout. C’était quand même le bordel. La petite rue était bloquée par une voiture de télévision et Tournebise faillit cogner sur le chauffeur pour qu’il foute le camp. Les hommes de la BRB, cagoulés comme des bandits de grand chemin, s’agitaient autour de leurs tanks grillagés, garés un peu plus loin. Leur chef était en train de téléphoner, entouré de badauds. Je le pris à part et lui dis : — Brigade Criminelle de Vannes. Je suis le capitaine Alban. Voici le lieutenant Tournebise. Nous sommes avec madame Cazaubon. Vous avez préparé la voiture que le braqueur a demandée ? — Elle va arriver. Vous avez l’intention de laisser partir madame Cazaubon avec ce type ? — Ils n’iront pas loin, dis-je avec assurance. Et les otages ? Comb


