VIIQuelques jours plus tard, assise à son bureau à l’Institut, à l’heure du déjeuner, Marie consultait mollement son ordinateur, tout en mâchonnant des petits-beurre LU qu’elle partageait avec Mathilde. Elle savait qu’elle n’aurait pas le temps de déjeuner à la cafétéria, puisque son séminaire pour les étudiants de 3e cycle commençait à 13 heures 30. Elle était distraite. Le matin, quand elle avait quitté Lamothe-Saint-Léonard, le peintre – elle ne se rappelait pas son nom – n’était pas encore arrivé. C’était le premier jour des travaux. Il commencerait par la salle de séjour. Il lui avait assuré la veille au téléphone qu’il se débrouillerait tout seul, qu’il trouverait la clé de la maison sous le paillasson et qu’il téléphonerait à l’Institut si quelque chose allait de travers. Mais qua


