Ce n’est qu’un aurevoir

2078 Mots
Sur la route dans le taxi, pendant que le chauffeur conduit, Cristi engueule Gaby. Cristi : -Kat va m’entendre, comment elle a pu te pousser à faire une telle chose ? Et toi Gaby comment tu allais jouer là-bas ? Tu es si timide, comment tu allais faire ? Tu es actrice maintenant ? Tu as abandonné la cuisine ? Tu Soudain leur taxi percute un camion de planches qui a perdu le contrôle, ils s’évanouissent tous. Des minutes après, ils sont conduits à l’hôpital ; Une infirmière qui récupère le téléphone de Cristi passe un coup de fil avec, c’est Kat qui décroche au bout du fil. Kat : -allô, maman ? Des heures après, un jeune homme âgé de seize ans, nommé Brice, rentre dans l’hôpital et se dirige droit dans une chambre où il retrouve Kat qui est assise au chevet de Gaby qui est endormit sous perfusion avec une bandage autour de la tête ainsi qu’autour du bras droit jusqu’aux doigts. Brice : -Kat Kat se lève, Brice la serre dans ses bras, en tournant le dos à Gaby. En même temps, Gaby commence à se réveiller et Kat s’en aperçoit. Kat contente : -Gaby se réveille Kat retourne au chevet de Gaby, Brice se rapproche du lit également. Gaby ouvre les yeux : -maman Kat : -c’est pas maman, c’est oncle Brice Brice : -comment tu te sens Gaby ? Gaby : -j’ai mal, elle est où maman ? Brice : -elle va bien, ne t’inquiète pas, restez là, je reviens Brice s’en va. Gaby : -maman va vraiment bien ? Kat : -je ne sais pas, je ne l’ai pas vu, ils ont refusé de m’emmener la voir, il fallait un adulte, c’est pour ça que j’ai appelé oncle Brice Gaby : -et papa ? Quelques semaines plus tard toujours dans la chambre d’hôpital, le docteur retire le bandage que Gaby a autour de la tête, en présence de Kat et d’une infirmière, sauf que le docteur ne retire pas le bandage qui se trouve sur le bras droit ainsi que les doigts. Kat : -on ne retire pas sur les doigts ? Le docteur : -ils ne sont pas encore guéris Soudain Brice entre. Brice, content : -votre mère s’est réveillée Kat et Gaby sourient. Des minutes après, Gaby se dirige dans la chambre d’hôpital de Cristi, poussé sur un fauteuil roulant par Brice ; En entrant dans la chambre, ils sont surpris de voir Robert, le père des jumelles, assis au chevet de Cristi qui est réveillée mais allongée sur le dos, sous perfusion et oxygène et très mal en point. Robert se lève : -bonjour Gaby Gaby : -bonjour papa Cristi épuisée, retire son masque : -ma chérie Gaby, inquiète : -maman Robert prend le fauteuil roulant où se trouve Gaby, des mains de Brice puis pousse jusqu’à côté du lit de Cristi. Une infirmière entre : -la dame doit se reposer Cristi : -non L’infirmière : -madame vous êtes fatiguée, vous devez vous reposer, remettez votre masque Cristi prend l’une des mains de Gaby dans la sienne. Cristi : -je veux parler seule à seule à ma fille L’infirmière : -mais madame Robert : -elle est mal en point, permettons-lui de parler en privé à sa fille, venez s’il vous plait Robert, Brice et l’infirmière, sortent de la chambre en laissant Cristi en compagnie de Gaby. Gaby : -maman tu devrais remettre le masque et te reposer Cristi : -Gaby, écoutes moi Gaby se met à pleurer : -pardon, pardon maman, si je n’étais pas parti au tournage de la série, on n’aurait pas eu cet accident, tu ne serais pas là dans ce lit Cristi : -ne t’en veux pas pour ça, je vais bien, je ne veux pas que tu culpabilises, ce n’est pas de ta faute, rien ne l’est, ma petite Gaby aux yeux marrons, j’aurai tant aimé voir la jeune femme que tu seras un jour Gaby : -pourquoi tu dis ça maman ? Pourquoi tu ne me verras pas grandir ? Tu vas où ? Cristi se met à pleurer à chaudes larmes. Devant la porte de la chambre pendant ce temps, Robert et Brice regardent en silence le docteur qui engueule l’infirmière. Le docteur : -vous n’avez pas lu le dossier de cette femme avant de vous rendre dans sa chambre ? Comment avez-vous pu faire l’erreur de demander à sa famille de la laisser seule ? L’infirmière : -je suis désolée, j’ignorais la gravité de son état, je ne savais pas qu’elle était mourante, j’aurai dû lire son dossier, vous avez raison Le docteur : -j’espère pour vous que cette erreur ne se reproduira plus L’infirmière : -elle ne se reproduira plus Le docteur : -vous devriez présenter vos excuses à la famille puis retournez à vos occupations L’infirmière regarde Brice et Robert. L’infirmière : -veuillez s’il vous plait accepter mes excuses, je suis désolée L’infirmière s’en va. Le docteur : -encore désolé pour ce qu’elle a fait Brice pleure : -docteur, il n’y a rien que vous puissiez faire pour aider ma sœur ? Docteur ne la laissez pas mourir s’il vous plait Le docteur : -malheureusement comme je l’ai déjà dit à votre beau-frère ici présent, il n’y a rien que l’on puisse faire pour elle, le souci c’est qu’elle a protégé sa fille avec son corps pendant l’impact et certains morceaux de verres ainsi que le choc, ont été violents, ils ont causé énormément de dégâts sur son corps dont l’hémorragie interne que nous n’avons pas réussi à stopper entièrement, il n’y a plus rien à faire Une infirmière les rejoint : -docteur on a besoin de vous en salle six Le docteur : -allons-y, excusez-moi Le docteur part avec l’infirmière tandis que Brice continue à pleurer. Robert : -tu ferais mieux d’être fort, je ne veux pas que mes filles te voient dans cet état Brice choqué, fâché : -ma sœur est en train de mourir, tu n’as pas entendu le docteur ? C’est la seule famille qui me restait dans cette ville, je pourrai avoir le droit de la pleurer au moins ? Tu pourrais montrer un peu de compassion au nom de votre relation ou ta nouvelle femme t’a fait tout oublier ? Robert fâché, plaque Brice contre le mur en le tenant par le col de son vêtement. Robert : -surveilles tes paroles, Cristi a été ma femme pendant longtemps, je l’ai toujours bien traité, ce n’est certainement pas un gamin tel que toi qui va m’apprendre à honorer mes relations Brice : -tu l’as abandonné dans votre maison, toute seule avec vos filles pendant que toi tu refaisais ta vie avec une autre femme et d’autres enfants, même lorsque l’une des jumelles était malade, tu ne t’ai jamais pointé, c’est ça que tu appelles, honorer tes relations ? Tu n’as jamais été un père pour mes nièces, tu es et tu as toujours été dans leur vie, rien qu’un portefeuille Robert pris de rage, donne un coup de poing dans la mâchoire de Brice, des gens qui passent par-là se rapproche et attrapent Robert qui veut continuer à frapper Brice. Au même moment, Kat qui revient de l’école en uniforme scolaire et sac au dos, arrive dans le couloir de l’hôpital et aperçoit Brice et Robert. Kat se rapproche, surprise : -papa ? Robert : -lâchez-moi Les gens qui le tiennent, le lâche. Robert prend Kat par la main. Robert : -viens chérie, viens voir maman Robert entre avec Kat dans la chambre où sont Gaby et Cristi, toutes les deux en train de pleurer. Kat, inquiète : -maman ? Gaby ? Pourquoi vous pleurez ? Cristi : -Kat ma chérie, approche Kat se rapproche de Cristi et Gaby ; Cristi prend également sa main. Kat : -arrêtes de pleurer maman, je suis là maintenant, on va rentrer toutes les trois à la maison, Gaby et moi, nous allons bien nous occuper de toi, tu verras Gaby : -oui maman, Kat a raison, on va rentrer, tu seras bien chez nous à la maison Robert : -les filles, maman ne rentrera pas aujourd’hui, elle ne rentrera plus jamais Kat et Gaby, choquées : -quoi ? Cristi : -Robert tu n’as pas à leur dire Robert, fâché : -tu veux leur dire ? Ou tu préfères t’en aller en me laissant toute la charge dessus ? Cristi facilites moi la tâche avant de t’en aller Kat : -où est-ce que tu vas maman ? Cristi ne dit rien. Gaby : -maman ne veut rien dire depuis tout à l’heure, où est-ce que tu vas maman ? Gaby et Kat regardent Robert. Robert : -tu ferais mieux de leur dire Cristi Cristi : -je suis désolée Robert, prends soin de mes filles je t’en prie Gaby et Kat regardent de nouveau Cristi, cette dernière a les yeux ouverts mais, ne bouge plus. Kat la secoue : -maman ? Gaby la secoue également : -maman ? Robert vérifie le pou de Cristi en posant ses deux doigts sur son cou. Gaby : -papa, elle a quoi maman ? Robert ferme les paupières de Cristi avec sa main. Brice les rejoint, il rentre dans la chambre. Robert : -c’est ce que je voulais vous dire tout à l’heure les filles, votre mère est morte, elle nous a quitté Gaby et Kat sont sous le choc ; Gaby s’évanouit dans son fauteuil roulant. Des minutes après, Brice installe Gaby dans un lit dans une autre chambre toujours à l’hôpital en présence du docteur et de l’infirmière. Le docteur : -on doit lui faire quelques examens L’infirmière : -vous pouvez attendre à la porte Brice sort de la chambre, il retourne dans l’autre chambre où Cristi est décédée et retrouve Robert qui essaie de sortir Kat de la chambre seulement, cette dernière refuse alors que, le corps de Cristi n’est plus là. Robert : -il faut qu’on y aille Kat, ta sœur a besoin de nous Kat s’accroche au lit : -je veux rester avec maman Robert, fâché : -ta mère n’est plus là, tu ne le vois pas ? Kat : -maman est là, elle est juste là Robert soupire : -Cristi, Cristi, comment as-tu pu ? Partir et me laisser toute cette charge ? Brice : -si ça ne te convient pas de t’occuper des jumelles, pars, je prendrai soin d’elles Robert : -avec quel argent ? Ne m’énerves pas petit encore plus que je ne le suis déjà petit, tu ferais mieux d’aller enterrer ta sœur parce que pour ça, je ne te donnerai pas un seul franc, j’aimerai bien voir comment tu t’en sors vu que tu es tellement arrogant Brice : -je te rappelle que Cristi était encore ta femme Le téléphone de Robert se met à sonner dans une de ses poches de pantalon, il le sort puis regarde l’écran. Robert : -excuse-moi, ma femme m’appelle Robert sort de la chambre puis décroche l’appel. Robert au téléphone : -allô chérie ? Dans la chambre, Brice essaie de consoler Kat, il la serre dans ses bras. Kat : -mon oncle, maman n’est pas partie, n’est-ce pas ? Brice : -ta maman sera toujours avec toi, toi et Gaby, ce n’est qu’un aurevoir à ta chère mère Quelques semaines plus tard chez Cristi, Brice rentre vêtu d’un complet de vêtements noirs, il rentre dans la chambre des jumelles où il met quelques vêtements des jumelles dans un sac puis il ressort, monte dans la voiture et part à l’hôpital. Arrivé dans la chambre d’hôpital où il y’a Gaby, endormit sous perfusion et Kat endormit à côté d’elle sur le lit, Brice prend place sur une chaise en posant le sac des vêtements par terre. Des minutes après, Robert entre dans la chambre, accompagné d’une infirmière qui pousse un fauteuil roulant vide. Robert : -venez infirmière, portons là L’infirmière et Robert, tentent de soulever Gaby afin de la placer dans le fauteuil roulant. Brice se lève : -qu’est-ce que vous faites ? Robert : -ça ne se voit pas ? J’emmène mes filles avec moi, elles partent toutes les deux vivre à la capitale avec moi Brice : -toi et la sorcière, cette sorcière n’acceptera jamais les enfants de ma sœur Soudain Céline, la femme actuelle de Robert, entre. Céline : -la sorcière a un nom, je m’appelle Céline et oui, il a raison Robert, les filles de ma rivale ne rentreront pas dans ma maison
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