D’un monde à l’autre

2092 Mots
Chez Cristi dans la chambre, Kat est assise toute triste sur le lit lorsque Katherine la rejoint. Katherine : -Kat ma chérie, qu’est-ce qui ne va pas ? Katherine s’assoit à côté de Kat sur le lit. Kat : -Gaby a choisi papa plutôt que moi et elle m’a accusé d’avoir tué maman Katherine : -c’est pour ça que tu ne trouves pas le sommeil ma chérie ? Gaby est une idiote Kat : -maman n’est plus là et Gaby m’a abandonné Katherine : -tu n’as pas à te sentir mal pour une personne qui ne t’a pas choisi, à partir d’aujourd’hui, tu dois te soucier uniquement des gens qui se soucient de toi, Robert a déjà sa famille, ta sœur et toi vous n’êtes plus rien pour lui, Gaby regrettera d’avoir fait ce choix, en ce qui te concerne, tu as une nouvelle vie maintenant, ta famille désormais c’est Brice et moi, nous allons essayer au maximum de te faire oublier tes soucis, ça ira Kat : -qu’est-ce que tu veux dire mamie ? Katherine : -eh bien je ne veux que ton bonheur, je veux que tu ne penses plus à ton papa, ni même à Kat Kat : -ça va être difficile, parce que je n’ai qu’à me regarder dans le miroir pour voir Gaby tu sais ? Katherine : -on peut régler ça Kat : -comment ? Katherine : -eh bien on peut changer de petites choses chez toi tels que, ta coiffure par exemple ou encore, on pourrait te percer les oreilles, comme ça tu mettrais des boucles d’oreilles, ça te plairait ? Et aussi, une nouvelle maison Kat : -on va laisser cette maison ? Katherine : -elle appartient à Robert, il l’a payé avec son argent, tu ne veux quand même pas qu’il vienne ici nous jeter dehors n’est-ce pas ? Il m’a demandé de libérer sa maison Kat : -il a fait ça ? Katherine : -surement qu’il la veut pour Gaby, comme il sait que vos souvenirs d’enfance se trouvent tous dans cette maison et que Gaby l’a choisi lui et bien il n’en a plus rien à faire de toi, il se fiche désormais pas mal de ce qui pourrait t’arriver, tu l’as entendu tout à l’heure, il a préféré prendre le parti de Gaby plutôt que le tien alors qu’elle était en tort, elle est devenue sa préférée Kat : -je m’en fiche, qu’ils restent ensemble grand-mère, moi je t’ai toi et oncle Brice, ça me suffit Katherine sourit : -c’est bien Chez Robert, Gaby rentre dans la maison en dévisageant chaque coin et recoins quand soudain, Céline la rejoint accompagnée de sa fille Mimi. Céline : -qu’est-ce que tu viens faire là, gamine ? Robert rentre avec la valise de Gaby. Céline : -je peux savoir ce que tu fais ? Robert : -ça ne se voit pas ? Je transporte la valise de ma fille Céline : -je t’avais déjà dit que je ne voulais pas d’elles dans ma maison, tu ne te souviens pas ? Robert transporte la valise : -suis-moi Gaby, je vais te montrer ta chambre Gaby suit Robert jusqu’à une chambre à deux lits où il met la valise dans un coin puis l’ouvre. Robert : -tu vas prendre une douche ensuite, on va manger, tu as faim je suppose ? Mimi les rejoint, elle se lève à la porte. Gaby : -j’ai sommeil papa Mimi : -ce lit à droite est à moi et l’autre c’est celui de mon frère Samuel Robert : -Mimi, ton frère est en voyage, ta sœur Gaby va prendre son lit Mimi : -elle n’est pas ma sœur Robert : -ne dis pas ça Mimi, Gaby est ma fille et toi aussi, vous êtes des sœurs, Gaby monte sur ce lit, tu peux dormir ici Robert aide Gaby à monter sur le lit se trouvant sur la gauche. Robert : -je reviens, je vais te chercher de quoi manger Gaby : -je n’ai pas faim Robert : -il faut que tu manges, tu ne dois pas dormir le ventre vide, qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Mimi, maman a préparé quoi aujourd’hui ? Mimi : -le riz aux légumes avec du poisson Robert : -tu veux ça Gaby ? Gaby : -elle ne m’aime pas, je ne veux pas de sa nourriture Robert : -ne t’inquiète pas, on va manger ensemble Gaby : -non, je veux dormir Robert : -je vais te chercher à manger dehors, ne t’en fait pas, attends-moi, je reviens Robert se lève, Gaby aussi. Robert : -Gaby, tu peux dormir Gaby pleure : -ne me laisse pas seule Robert : -tu n’es pas seule, Mimi est là, Céline aussi Gaby : -ne me laisse pas Robert : -ok, ok, ne pleure plus, allons-y Mimi : -je viens aussi papa Robert : -ok Mimi Ils se rendent tous les trois au salon où se trouve Céline assise devant la télévision. Céline : -le repas est sur la table Mimi : -elle a refusé de manger ta nourriture, elle a dit que tu ne l’aimais pas donc on va lui acheter de quoi manger Robert : -allons-y Céline : -reste Mimi Mimi : -mais je veux partir aussi Céline fâchée : -tu restes, j’ai dit Robert part avec Gaby en laissant Mimi avec Céline. Mimi : -c’est pas juste, je voulais y aller aussi Céline : -pourquoi faire ? T’aime passer du temps sur ta tablette d’habitude, pourquoi aujourd’hui tu veux sortir pour aller acheter à manger pour cette fille ? Mimi : -c’est qui elle ? Elle est vraiment la fille de papa ? Pourquoi je ne l’ai jamais vu avant ? Céline : -pose la question à ton père la prochaine fois que tu le verras, c’est sa fille, pas la mienne Des minutes après, Robert rentre en portant Gaby endormie, sur son dos ; Céline toujours assise devant la télévision, le regarde, il passe droit dans la chambre des filles où il trouve met Gaby dans le lit tandis que Mimi dort aussi sur le sien. Robert referme la porte en sortant, ce qui réveille Gaby, elle se lève et sort de la chambre. Au salon, Robert rejoint Céline, il s’assoit sur le sol, le dos contre le fauteuil sur lequel est assise Céline. Céline : -tu n’as plus acheté à manger ? Robert : -on a mangé sur place Au même moment, Gaby arrive au salon mais elle s’arrête en baillant, Céline et Robert qui ont le dos tourné, ne s’aperçoivent pas de sa présence. Céline : -je ne comprends pas pourquoi tu fais tout ça Robert, franchement, je pouvais comprendre le fait que tu puisses leur envoyer de l’argent par pitié mais de là à la prendre sous notre toit, quel genre d’homme prendrait les enfants de l’amant de sa femme ? Tu n’es même pas leur père biologique Gaby est choquée. Céline : -la famille de cette femme te traite de tous les noms, tout le monde te prend pour le méchant de l’histoire et tu te laisses faire, si seulement ils savaient que leur sainte fille était tombée enceinte de son amant pendant qu’elle était avec toi, ils arrêteraient enfin de te juger Robert fâché : -tu veux que je sois la risée de tous ? Céline : -la risée de tous pourquoi ? C’est elle qui t’a trompé et c’est pour cette raison que tu as mis un terme à votre relation en continuant pourtant à prendre soin d’elle, tu l’aimais tellement comme un idiot au point de reconnaitre ses filles afin de lui éviter l’humiliation auprès de sa famille, à présent qu’elle n’est plus là, tu comptes encore rester piégé dans cette histoire en prenant soin de ces filles qui ne sont même pas les tiennes ? Pourquoi tu n’as pas laissé leur grand-mère les prendre toutes les deux ? Robert : -pour elles je suis leur père, elles portent mon nom de famille, ces filles sont innocentes, je ne supporterai pas, même si je ne suis pas leur père biologique, je ne supporterais pas si elles me haïssaient, Cristi a été rejeté par sa famille parce qu’elle m’avait choisi comme époux, j’avais ma part de responsabilité aussi, j’ai assumé dans le passé et je continuerai à assumer, je prendrai toujours soin de ses filles comme si elles étaient les miennes car elles le sont dans mon cœur Céline : -tu te tortures vraiment pour rien, nos enfants ne te suffisent-ils pas ? On a une magnifique fille et un garçon très mature dont tu devrais être fière Gaby retourne en direction de la chambre. Robert : -je suis fière d’être leur père Céline : -dans ce cas, laisse tomber les jumelles Robert : -je ne peux pas Dans la chambre des filles, Gaby pleure en silence assise sur le lit. Le lendemain matin, Gaby rejoint Céline, Robert et Mimi à table. Gaby, triste : -bonjour Robert content, se lève en sursaut : -Gaby, hey, bonjour Robert tire une chaise pour elle sur laquelle elle s’assoit. Robert lui sert à déjeuner des céréales dans un bol de yaourt ensuite il se rassoit. Gaby goutte mais elle n’aime pas et ça se lit sur son visage, Céline s’en aperçoit. Robert : -Gaby mange bien, ne laisse rien dans ton bol, ce sont les céréales préférées de Mimi Céline sert une omelette et du pain à Gaby dans une assiette. Robert, gêné : -ce n’est pas la peine de faire ça Céline, Gaby ne mangera pas Gaby : -je vais manger Robert surpris : -vraiment ? Gaby : -je n’aime pas trop les céréales Gaby se met à manger l’omelette, Robert sourit. Des minutes après, Gaby dit au revoir à Robert qui part en voiture avec Mimi ensuite, elle retourne dans la maison retrouver Céline qui est en train de cuisiner dans la cuisine ; elle se lève et la regarde. Céline : -ne me regarde pas sans rien dire, ce sont de sales manières, si tu as quelque chose à dire, dis-le Gaby : -je ne t’aime pas parce que je sais que tu ne nous aimes pas ma sœur et moi Céline sourit. Gaby : -mais maintenant je sais pourquoi, tu ne nous aimes pas parce que, nous ne sommes pas les filles de papa Céline choquée, la regarde : -quoi ? Gaby : -je t’ai entendu hier Céline inquiète : -moi ? Jamais de la vie, tu as dû rêver ma petite Gaby pleure : -je sais bien que c’est vrai, je ne vais plus vous déranger, je vais prendre ma valise, je retourne chez moi Céline paniquée, attrape le bras de Gaby qui est sur le point de partir. Céline, fâchée : -qu’est-ce que tu crois faire comme ça ? Tu veux détruire mon mariage, petite ? C’est ça ? Gaby : -non, je veux rentrer chez moi parce que si papa n’est pas mon père, ici ce n’est pas ma maison Céline : -tu n’as pas de la peine pour lui ? Si tu t’en vas, il croira que tout comme votre mère, vous ne l’aimez pas vraiment, tu veux qu’il souffre encore plus ? Ta sœur ne l’a pas choisit et toi aussi maintenant tu veux le quitter ? Gaby gueule : -il n’est pas mon papa Céline fâchée : -petite ingrate, il n’est pas ton papa ? Il a mis un toit sur vos têtes depuis votre naissance, il vous a acheté tous vos vêtements, vous a nourri, soigné et il n’est pas ton papa ? C’est tellement facile pour toi de dire ça mal élevée, c’est votre mère qui a fait n’importe quoi, pourquoi c’est à mon mari d’en souffrir ? Écoutes, si tu l’aimes ne serait-ce qu’un peu ton papa alors tu resteras ici et tu feras comme si tu n’étais au courant de rien du tout, c’est clair ? Dans un salon de coiffure, une coiffeuse finit de coiffer les cheveux de Kat en présence de Katherine. Katherine : -c’est parfait Kat se regarde dans la glace et sourit. Les jours passent et Katherine change de plus en plus l’apparence de Kat ; Elle lui des boucles d’oreilles, une paire de lunettes et refait toute sa garde-robe en lui achetant des vêtements pour des looks très féminins et chics. Dans l’un des bureaux de l’entreprise de Katherine, Robert est en compagnie de son patron qui reçoit un coup de fil de la part de Katherine. Le patron au téléphone : -allô madame ? Katherine au bout du fil : -virez-le
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