VIII Quand je m’éveillai, je demeurai quelque temps plongé dans un agréable état de demi-somnolence. Je me sentais très réconforté. Les émotions de la veille, mon réveil en l’an 2000, la vue du Boston moderne, mon hôte et sa famille, toutes les choses extraordinaires que j’avais entendues, semblaient effacés de ma mémoire. Je me croyais chez moi, dans ma vieille chambre à coucher, et les ombres de pensées et d’images qui flottaient devant mon esprit à demi endormi, appartenaient toutes à ma vie d’autrefois. En rêvant ainsi, je repassais les incidents du « Jour de décoration », mon excursion, en compagnie d’Edith et de ses parents, au mont Auburn, le dîner de famille à notre retour. Je me rappelais la bonne mine d’Edith, et de là, je vins à penser à notre mariage. Mais, à peine mon imagina


