XV Lorsque, au cours de notre visite, nous entrâmes dans la bibliothèque qui, par parenthèse, était autrement accessible au public que ne l’étaient de mon temps les bibliothèques nationales, nous cédâmes à la tentation de deux fauteuils bien rembourrés qui nous tendaient les bras, et nous nous mîmes à causer au fond d’une alcôve garnie de livres. M me Leete m’interpella. – Il paraît que vous avez passé toute la matinée chez nous avec les livres. Savez-vous bien que je vous considère comme le mortel le plus digne d’envie ? – Et pourquoi cela ? demandai-je. – Parce que tous les livres des dernières cent années sont nouveaux pour vous. Vous y trouverez de la lecture pendant cinq ans, au point d’en perdre le manger. Ah ! que ne donnerais-je pour n’avoir pas encore lu les romans de Berrian


