Kurtis

1132 Mots
*Flashback* Pov : Omniscient - Nekogosi ! Les arbres tombaient un à un alors que le major de la terre évitait de s'en prendre un sur la tête. Kurtis était fou de rage et n'arrivait plus à contrôler son énergie vitale et encore moins ses actions. Il voyait rouge et en voulait à la terre entière. - Kurtis ! Essaye de te calmer ! Le jeune homme n'écoutait pas les conseils de l'homme qui l'avait élevé, il voulait que tout s'arrête et que la souffrance qu'il cachait au fond de lui depuis tant d'années disparaisse. - Jishin ! La terre se mit à trembler violemment faisant tomber le major de la terre au sol sur le dos. Kurtis nourrissait le sol de toute son énergie vitale pour tout éclater sur son passage. Sa rage était immense et son chagrin aussi mais personne n'arrivait à le remarquer, ce qui le faisait souffrir encore plus. - Mokusei no ude ! Des bras de terre sortaient du sol brutalement, attrapant le jeune homme par la taille pour l'envoyer valser quelques mètres plus loin. Le major Marius ne savait plus comment gérer son fils adoptif qui avait de gros problèmes pour contrôler sa puissance et sa colère. Il s'approchait de lui doucement alors que Kurtis ne s'était toujours pas relevé du sol. Sa respiration était bloquée et sa gorge nouée. Âgé seulement de dix-sept ans, le jeune adolescent avait un passé mouvementé et des cicatrices au cœur qui n'arrivaient pas à se refermer. - Calme toi gamin... ce n'est pas en t'épuisant physiquement et mentalement que tous tes problèmes vont disparaître. Le major essayait de réconforter son fils mais c'était sans succès. Les yeux de l'ado étaient figés vers les étoiles qui se comptaient en millards ce soir là. La lune brillait et éclairait le visage de l'outsider en détresse. - Je pense que tu as besoin d'être seul un instant... tu sais que si tu veux en parler, je suis là. Ne rentre pas tard fiston. Marius soupirait de désespoir, il ne savait plus du tout comment s'y prendre avec lui et le voir dans cet état de faiblesse lui faisait mal au cœur. Kurtis était un garçon très réservé sentimentalement parlant, il ne montrait jamais ce qu'il ressentait ce qui n'arrangeait pas les choses, garder tout pour lui était une très mauvaise habitude qu'il avait prise il y a bien longtemps. Le major s'en allait silencieusement après ses dernières paroles, laissant son fils adoptif seul, sur l'herbe fraîche à la lueur de la lune. Un poids lourd dans sa poitrine l'empêchait de ravaler sa salive alors qu'il repensait aux paroles de son père biologique. Kurtis avait essayé de reprendre contact avec lui mais il fut rejeté d'une sale manière, tandis que la relation avec sa mère était toujours fusionnel. Être rejeté ; voilà sa plus grande peur. Il ne pouvait plus s'en empêcher, ses yeux devenaient larmoyant et brillaient face à la lumière du ciel. Les larmes coulaient à flots sur ses joues sans qu'il ne puisse s'arrêter. Il avait honte de lui, honte de pleurer pour si peu et honte de s'être fait rejeter encore une fois par sa propre famille. Son souffle était irrégulier alors que le fait de pleurer n'arrangeait rien, il se mit à hurler de toutes ses forces, se recroquevillant sur lui même. Ses sanglots partageaient sa douleur immense, il voulait arrêter le temps pour pouvoir tout recommencer dès le début mais c'était impossible. - Tu devrais pas pleurer pour une m***e pareille, il n'a plus rien à faire dans ta vie. La voix de la jeune fille le prit au dépourvu alors qu'il se relevait pour s'assoir directement et essuyer ses larmes. Z se tenait debout devant lui, le cœur peiné de voir son pire ennemi dans cet état là. - Dégage de là, la rejetée ! Il lui criait dessus mais elle avait encrée son regard dans le sien pour s'imposer. Elle ne comptait pas partir et le laisser comme ça. Même si Z le haïssait de toutes ses forces elle savait qu'ils étaient tous les deux dans la même situation et voir que son camarade craquer comme ça lui brisait indirectement le cœur. Elle vivait la même situation mais ne faisait sortir sa peine que quand elle était complètement seule le soir dans sa chambre, sans pouvoir arrêter de pleurer silencieusement. - Tu comprends pas quoi ? Bouge ! Il s'était relevé, les yeux toujours larmoyants. Il faisait maintenant face à son ennemie qui faisait deux têtes de moins que lui mais pourtant persistait à ne pas le lâcher du regard. Elle pouvait voir toute la peine et la douleur qu'il cachait bien au fond de lui, elle se reconnaissait à travers cela. - Dégage, je rigole pas Z, dégage d'ici avant que je ne te tue. Il criait encore sur elle mais elle ne flanchait pas. Elle ne savait pas trop quoi dire n'y comment agir dans ce genre de situation mais elle ne voulait pas le laisser seul. Kurtis s'énervait de plus en plus et poussa Z violemment par les épaules pour qu'elle parte enfin mais non, elle restait encore et toujours. Le jeune adolescent allait lever la main sur elle pour lui en mettre une mais sa main bloqua la sienne avant. Elle se retrouvait maintenant à quelques centimètres de son torse et pouvait même entendre les battements de son cœur qui ne cessaient de s'accélérer. Kurtis n'agissait plus, il avait baissé la tête vers la jeune fille qui se concentrait sa respiration. Ils ne bougeaient plus l'un et l'autre. Z ne l'avait toujours pas lâché du regard se qui le déstabilisait encore plus. Quelques instants s'écoulaient avant que l'adolescente enroule ses bras autour du torse de son camarade. Elle n'attendait rien en retour de sa part mais il tombait dans ses bras, les faisant tous les deux tomber sur les genoux. Z essayait de supporter son corps alors que les bras du jeune homme la serraient comme personne ne l'a jamais fait avant. Elle écoutait ses sanglots éclater près de son oreille et fermait les yeux quelques secondes pour ne pas craquer à son tour. Ses cheveux devenaient légèrement humides à cause des larmes que lâchait son ennemi. Elle s'en fichait pas mal tandis que les larmes et les pleurs du jeune homme ne s'arrêtaient pas. - J'te déteste. Il murmurait dans un sanglot. - Moi aussi. Répondait Z en le serrant encore plus dans ses bras. Elle voyait à quel point il était faible et savait très bien que c'était une chose horrible pour quelqu'un qui était plein d'ego et de fierté. - J'te déteste vraiment... Il murmurait encore une fois en serrant lui aussi sa poigne contre la jeune fille. - Je sais Kurtis, moi aussi je te déteste vraiment.
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